Principaux renseignements
- En raison du vieillissement de la population, les dépenses sociales en Belgique atteindront 27,2 pour cent du PIB d’ici 2070.
- Les coûts des soins de santé sont le principal moteur de cette hausse des dépenses.
- Les réformes des retraites limitent la charge budgétaire mais réduisent le niveau de vie relatif des retraités.
Il ressort du dernier rapport annuel de la Commission d’étude sur le vieillissement de la population que les charges financières à long terme liées au vieillissement de la population devraient s’avérer plus élevées que prévu initialement.
Les dépenses sociales, notamment dans les domaines de la santé et des retraites, devraient passer de 25,7 pour cent du produit intérieur brut (PIB) en 2025 à 27,2 pour cent d’ici 2070. Cette croissance devrait atteindre son pic vers 2050, après quoi les dépenses resteront stables.
Santé et croissance alourdissent le coût du vieillissement
La révision à la hausse s’explique principalement par l’escalade des coûts des soins de santé et par un ajustement à la baisse des prévisions de croissance du PIB, en particulier à moyen terme. Si les dépenses liées aux retraites contribuent également à cette augmentation, leur impact est atténué par les réformes fédérales.
Plus précisément, le coût budgétaire total lié au vieillissement de la population entre 2025 et 2070 est désormais estimé à 1,5 point de pourcentage du PIB, soit 0,2 point de pourcentage de plus que l’estimation de l’année précédente.
Soins de santé contre retraites
Le rapport met en évidence une divergence entre les tendances en matière de santé et celles relatives aux retraites. Les dépenses de santé devraient augmenter de 2,1 points de pourcentage, pour atteindre 10,2 pour cent du PIB d’ici 2070.
En revanche, les dépenses liées aux retraites – bien qu’elles constituent le poste de dépenses le plus important, avec 12 pour cent du PIB – n’augmenteront que de 0,7 point de pourcentage. Les autres coûts sociaux, tels que les allocations de chômage et d’invalidité, devraient diminuer proportionnellement.
Réformes des retraites
La croissance limitée des dépenses de retraite s’explique par une combinaison de facteurs : des taux d’emploi plus élevés, un relèvement de l’âge légal de la retraite qui retarde l’accès à la retraite, et un « ratio de prestations » plus faible.
Ce ratio, qui compare les retraites moyennes aux salaires moyens des actifs, devrait baisser d’environ 13 pour cent d’ici 2070. Cela suggère que le niveau de vie relatif des retraités diminuera progressivement par rapport à celui des personnes actuellement en activité.
Pauvreté chez les personnes âgées
Malgré ce recul relatif, le rapport fait état d’une tendance positive en matière de pauvreté absolue. Le risque de pauvreté chez les retraités est passé de 15,6 pour cent en 2021 à 8,5 pour cent en 2024, en grande partie grâce à l’augmentation des pensions minimales et des garanties de revenus pour les personnes âgées. Le taux de pauvreté des seniors se situe ainsi en dessous de celui de la population générale.
(at)
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