Principaux renseignements
- Les grèves syndicales à l’aéroport de Bruxelles risquent d’entraîner d’importants retards de vols.
- Le sous-traitant Alyzia est accusée de licenciements abusifs et de violation des droits fondamentaux du travail.
Des retards de vols sont à prévoir à l’aéroport de Bruxelles en fin de semaine, le syndicat ACV Alimentations et Services ayant menacé de mener une action collective. Le conflit concerne Alyzia, un sous-traitant chargé du nettoyage d’environ 50 pour cent des avions de cette plaque tournante.
Bien que le syndicat estime que les vols ne devraient pas être annulés, d’importantes perturbations dans les horaires sont à prévoir.
Un licenciement en représailles déclenche un conflit
Le principal élément déclencheur de la grève est le licenciement d’une salariée le 9 juin, le jour même où elle devait devenir déléguée syndicale. L’ACV soutient que ce licenciement était une mesure de représailles et qu’il constitue une violation des droits fondamentaux du travail et de la liberté d’association.
Conditions de travail dangereuses
Au-delà de ce licenciement spécifique, le syndicat met en avant une culture systémique de la peur et des conditions de travail dangereuses chez Alyzia. Le personnel aurait souffert d’un manque de ventilation dans les hangars et d’un nombre insuffisant de véhicules de transport.
Ces problèmes ont été exacerbés lors de la vague de chaleur du mois de juin, lorsque les employés ont été contraints de traverser le tarmac à pied sous des températures atteignant 47 degrés Celsius, sans hydratation adéquate ni code vestimentaire assoupli.
Plainte officielle
La décision d’appeler à la grève fait suite à l’absence de réponse de la direction de l’entreprise à ces griefs. En conséquence, l’ACV a également porté l’affaire à un niveau supérieur en déposant une plainte officielle auprès de l’inspection du travail.
(at)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

