SPF Économie enquête les applications de stationnement à la suite d’une étude de Testachats sur des coûts cachés


Principaux renseignements

  • La Belgique enquête sur des applications de stationnement qui dissimulent les frais de service et les informations de prix.
  • Des coûts cachés font grimper le prix du stationnement numérique.
  • Les autorités de régulation exigent davantage de transparence afin d’empêcher les pratiques commerciales trompeuses.

L’Inspection économique belge a ouvert une enquête sur diverses applications de stationnement à la demande de Rob Beenders (Vooruit), ministre chargé de la Protection des consommateurs. C’est ce qu’indique Het Belang van Limburg. Cette initiative fait suite à une étude menée par Testachats qui a révélé que ces services numériques masquent fréquemment des frais supplémentaires et ne fournissent pas d’informations claires sur les tarifs aux utilisateurs.

Coûts cachés

Si des plateformes telles que Yellowbrick, EasyPark, Seety et 4411 offrent un certain confort en supprimant le recours aux horodateurs physiques et en automatisant les paiements, elles imposent souvent des frais de service cachés. Selon Testachats, l’utilisation d’une application revient généralement plus cher que celle d’un parcmètre traditionnel.

Ces coûts supplémentaires varient. Par exemple, Seety et Yellowbrick facturent respectivement 29 et 35 centimes par session, tandis que 4411 est la plus chère avec 45 centimes. EasyPark utilise un système basé sur un pourcentage, facturant 15 pour cent du coût total avec un minimum de 29 centimes.

Manque de responsabilité

L’enquête met également en évidence d’importants problèmes de transparence et des lacunes juridiques. Les utilisateurs doivent souvent rechercher eux-mêmes les tarifs en vigueur, et les applications omettent fréquemment d’afficher les hausses de prix temporaires lors d’événements spéciaux. De plus, certains prestataires, notamment Seety et 4411, déclinent toute responsabilité quant à l’exactitude des tarifs affichés sur leurs interfaces.

Les coûts cachés sont également monnaie courante dans les notifications par SMS. Par exemple, l’application 4411 permet aux utilisateurs de gérer leur stationnement par SMS, mais omet d’indiquer clairement qu’une seule session nécessite quatre messages distincts, pour un coût total de 60 centimes. De plus, les SMS de bienvenue et les rappels envoyés par EasyPark et Yellowbrick entraînent des frais supplémentaires inattendus, allant de 20 à 25 centimes par message.

Examen réglementaire

Le SPF Économie examine actuellement ces plateformes à la recherche d’éventuelles pratiques commerciales trompeuses. Bien que l’identité des entreprises visées par l’enquête reste confidentielle, l’Inspection économique pourrait émettre des avertissements ou des rapports officiels en fonction des infractions constatées.

Appels à une surveillance municipale

Parallèlement à l’enquête fédérale, la question a été portée à l’attention du gouvernement flamand. La députée Els Robeyns (Vooruit) a exhorté la ministre Hilde Crevits (cd&v) à fournir des lignes directrices aux communes locales. Étant donné que les villes gèrent souvent le stationnement par le biais de concessions accordées à des tiers, Robeyns suggère que les collectivités locales imposent la transparence des prix comme une exigence contractuelle à tous les fournisseurs d’applications.

(at)

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