Principaux renseignements
- Les institutions culturelles britanniques sont confrontées à des menaces graves liées aux cyberattaques et aux vols physiques.
- L’inaction du gouvernement expose le patrimoine national à des failles de sécurité systémiques.
- L’instabilité financière et les lacunes en matière de gouvernance compromettent la stabilité opérationnelle à long terme.
Les institutions culturelles britanniques sont confrontées à des risques importants liés aux cyberattaques et aux vols physiques. Un avertissement émis par une commission de la Chambre des communes rapporte ça. De plus, la Commission des comptes publics (PAC) a souligné que le gouvernement avait négligé de mettre en œuvre une stratégie coordonnée. Celle-ci devait remédier aux vulnérabilités systémiques. Pourtant, cela s’est produit malgré des failles de sécurité très médiatisées. The Guardian rapporte ça.
Failles de sécurité très médiatisées
Des crises récentes mettent en évidence ces défaillances. C’est par exemple la dévastatrice attaque par ransomware subie par la British Library. Cette attaque a compromis des données sensibles. Elle a aussi paralysé les services en ligne pendant une longue période. De même, un scandale de grande ampleur au British Museum a vu des milliers d’objets volés ou endommagés sur plusieurs années.
Finalement, cela a entraîné le départ du directeur. Par ailleurs, ces événements, auxquels s’ajoute un audacieux vol de bijoux au Louvre, ont suscité des appels en faveur d’une meilleure surveillance des actifs numériques. De plus, ils ont motivé la demande de mesures de protection physiques.
Appels à une meilleure surveillance
Les législateurs exhortent le ministère de la Culture, des Médias et des Sports (DCMS) à imposer un meilleur catalogage numérique afin d’empêcher que des objets ne disparaissent sans être détectés. Sir Geoffrey Clifton-Brown, président de la Commission des comptes publics (PAC), a fait valoir que le manque de leadership de la part du gouvernement expose ces biens nationaux essentiels à des risques, malgré les efforts des institutions pour devenir plus autonomes.
Pressions financières et instabilité
L’instabilité financière complique encore davantage la situation. Les recettes propres ont considérablement augmenté entre 2021 et 2025. Cependant, les musées sont confrontés à l’inflation, à des factures énergétiques élevées et à une baisse des subventions publiques suite à la pandémie. De plus, la fréquentation n’a pas encore retrouvé ses niveaux records antérieurs.
Le PAC a critiqué le DCMS pour son absence d’indicateurs de performance clairs permettant de déterminer si les fonds des contribuables sont utilisés efficacement. L’organisation s’est interrogée sur la capacité du cadre financier actuel à favoriser une stabilité à long terme. Cela a donné lieu à des discussions concernant l’éventuelle mise en place de droits d’entrée pour les touristes internationaux.
Criminalité ciblée
Des faiblesses administratives ont également été identifiées, avec un nombre notable de postes d’administrateurs vacants dans les galeries soutenues par l’État. Le processus de pourvoi de ces postes s’est considérablement ralenti. Ça prend souvent plus du double du délai fixé par le gouvernement. Ce manque de gouvernance au sein des conseils d’administration entrave la capacité des musées à gérer les défis opérationnels modernes et complexes.
Des experts du secteur, dont l’ancien spécialiste de la criminalité artistique au sein de la police, Vernon Rapley, suggèrent que le prestige et l’accessibilité de ces lieux en font des cibles de choix. Les vols à grande échelle sont statistiquement rares. Cependant, la menace de délits commis par des « initiés » et de cyberattaques sophistiquées maintient les directeurs de musées de tout le pays en état d’alerte maximale.
(mv)(fc)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

