Principaux renseignements
- Maxime Prévot (Les Engagés) a exclu le président du MR, Georges-Louis Bouchez, des négociations budgétaires.
- La Belgique doit trouver 6,7 milliards d’euros dans son budget.
- Les manœuvres politiques publiques menacent de faire dérailler ces négociations cruciales.
Maxime Prévot, vice-Premier ministre représentant Les Engagés, a fermement rejeté la demande de Georges-Louis Bouchez de participer aux discussions budgétaires. Bouchez, chef du MR, a proposé un sommet réunissant tous les présidents des partis de la majorité, à l’instar des précédentes négociations gouvernementales.
Cependant, Prévot a fait valoir que, puisque Bouchez avait décliné une précédente opportunité de rejoindre le gouvernement, il ne devrait pas désormais avoir sa place à la table des décisions, affirmant que les responsabilités budgétaires incombent exclusivement aux ministres du gouvernement. C’est ce qu’il a déclaré dans le podcast HLN « Het Rapport van de Wetstraat ».
6,7 milliards d’euros
L’urgence de ces discussions est motivée par un déficit financier important. Alors que la commission de suivi estimait initialement à 4,9 milliards d’euros les économies nécessaires, une note administrative plus récente suggère que le gouvernement De Wever doit trouver environ 6,7 milliards d’euros d’ici 2029.
Ce chiffre plus élevé correspond aux avertissements précédents du ministre du Budget, Vincent Van Peteghem, qui avait laissé entendre que l’objectif pourrait atteindre 7 milliards d’euros. À cette pression s’ajoute la hausse des dépenses de défense nécessaires pour respecter l’objectif de 2 pour cent fixé par l’OTAN, qui pèsera pleinement sur le budget à partir de 2029.
Il faudra peut-être encore plus d’argent
Les responsables gouvernementaux ont précisé que ces chiffres restaient provisoires en raison de l’instabilité mondiale, notamment des conflits au Moyen-Orient et de l’inflation persistante. Prévot a fait remarquer que si une réduction de 6,7 milliards d’euros permettrait de satisfaire aux exigences européennes, elle ne constituait pas une solution permanente aux défis budgétaires à long terme du pays.
Inquiétudes concernant les prises de position publiques
Concernant le processus de négociation, Prévot a mis en garde contre la tendance de diverses parties à annoncer des « lignes rouges » strictes dans la presse. Il a averti que de telles tactiques populistes et déclarations publiques pourraient faire dérailler les pourparlers avant même qu’ils ne commencent officiellement, et a appelé à une approche plus discrète pour garantir le succès.
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