Le Pentagone abandonne son projet d’envoyer 4 000 soldats en Pologne


Principaux renseignements

  • Le Pentagone a annulé son projet de déployer 4 000 soldats en Pologne à la suite d’une réévaluation des besoins en effectifs.
  • Ce revirement intervient après que le Pentagone a annoncé le retrait de 5 000 soldats d’Allemagne.
  • L’OTAN souligne que la réorganisation des déploiements de troupes américaines en Europe n’affaiblit pas la capacité de dissuasion de l’alliance face à d’éventuelles menaces.

Le Pentagone est officiellement revenu sur son projet d’envoyer 4 000 militaires en Pologne. Le général Christopher LaNeve, chef d’état-major de l’armée américaine, l’a annoncé vendredi lors d’une audition au Congrès, rapporte l’AFP. Il a expliqué que le chef du Commandement des forces américaines en Europe avait reçu l’ordre de réduire le nombre de militaires. Après mûre réflexion, il a été décidé que la 2e brigade blindée de combat ne serait pas envoyée en Pologne.

Retrait d’Allemagne

L’annonce récente du Pentagone concernant le retrait de 5 000 soldats d’Allemagne a probablement influencé cette décision. Selon le porte-parole du Pentagone, ce retrait devrait être achevé d’ici six à douze mois. Le ministre polonais de la Défense, Władysław Kosiniak-Kamysz, a suggéré un lien entre les mouvements de troupes en Allemagne et en Pologne.

OTAN

Un représentant de l’OTAN a salué les efforts déployés par les États-Unis pour adapter leur dispositif militaire en Europe, soulignant que l’accent mis sur la rotation des troupes ne compromettra pas les plans de dissuasion et de défense de l’OTAN. Il a également souligné la présence accrue de troupes canadiennes et allemandes sur le flanc est, qui contribue à la force globale de l’alliance.

Auparavant, le président polonais Karol Nawrocki avait souligné la gravité de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine pour l’ordre de sécurité euro-atlantique. Lors de l’ouverture du sommet des Neuf de Bucarest, Nawrocki a averti que la politique révisionniste de Moscou était en train de remodeler le paysage sécuritaire européen. Il a souligné que l’on avait mis en place ce format en réponse aux premières mises en garde concernant les intentions stratégiques à long terme de la Russie. (ev) (fc)

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