Principaux renseignements
- Un missile de croisière Kh-101, fabriqué en 2026 et contenant plus de 100 pièces occidentales, a frappé Kiev le 14 mai.
- Malgré les sanctions, la Russie continue de se procurer des composants d’armement de pointe auprès des pays occidentaux.
- Cet incident souligne la nécessité urgente de renforcer les contrôles à l’exportation et d’améliorer la surveillance de la chaîne d’approvisionnement afin d’empêcher que la technologie occidentale ne serve la production militaire russe.
Lors de l’attaque meurtrière perpétrée contre Kiev le 14 mai, qui a fait au moins 24 morts, un missile de croisière air-sol Kh-101 a été utilisé. Il s’agit de l’une des armes de longue portée les plus sophistiquées de la Russie.
Composants occidentaux
Une enquête menée par des responsables ukrainiens, un expert indépendant et le Financial Times a confirmé que le missile contenait plus de 100 pièces provenant de pays occidentaux. Une analyse antérieure d’un missile Kh-101 similaire utilisé lors d’une attaque le 20 janvier avait révélé la présence de micropuces et de composants électroniques liés à des entreprises américaines telles que Texas Instruments, AMD et Kyocera AVX, ainsi qu’à des entreprises allemandes et néerlandaises.
Appels à un renforcement des sanctions
La présence de ces composants met en évidence l’insuffisance des contrôles à l’exportation actuels. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a souligné la nécessité de renforcer l’application des sanctions et d’empêcher que la technologie occidentale ne parvienne à l’industrie militaire russe.
Cet incident met en évidence le bilan humain des frappes aériennes russes incessantes sur l’Ukraine. Alors que la Russie affirme que ses attaques visent des installations de défense, l’Ukraine soutient que les infrastructures civiles et les quartiers résidentiels sont régulièrement touchés. (ev)(fc)
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