Starbucks supprime 300 postes à son siège social dans le cadre d’une réorganisation


Principaux renseignements

  • Brian Niccol, PDG de Starbucks, restructure le siège social de l’entreprise afin de réduire les coûts et d’améliorer la rentabilité.
  • L’entreprise supprime 300 postes à son siège social aux États-Unis et ferme des bureaux régionaux de soutien à travers le pays.
  • Malgré ces réductions d’effectifs, Starbucks a annoncé de solides résultats financiers, avec une hausse de 33 pour cent de son bénéfice net pour le deuxième trimestre fiscal.

Starbucks procède à des changements importants dans sa structure organisationnelle dans le cadre des efforts continus du PDG Brian Niccol pour redynamiser l’entreprise. Ces changements comprennent la suppression de 300 postes au siège américain et la fermeture de bureaux régionaux à Atlanta, Burbank, Chicago et Dallas.

La restructuration devrait coûter environ 400 millions de dollars (344 millions d’euros). Sur ce montant, 120 millions de dollars (103 millions d’euros) sont destinés aux indemnités de licenciement. 280 millions de dollars (240 millions d’euros) supplémentaires sont consacrés à des dépréciations hors trésorerie liées à la baisse de la valeur des baux de bureaux et des biens immobiliers.

Conséquences pour les employés

Les employés des magasins concernés qui ne seront pas licenciés passeront au télétravail. Ces mesures d’économie n’ont aucune incidence sur le personnel des cafés. Starbucks procède également à une réévaluation de son organisation de soutien internationale et prévoit de nouvelles suppressions d’emplois en dehors des États-Unis.

Il s’agit de la troisième vague de réductions d’effectifs au sein de l’entreprise depuis que Niccol a pris la direction de la société en septembre 2024. La première vague, en février 2025, avait entraîné la suppression de 1 100 postes. Sept mois plus tard, 900 autres emplois hors du secteur de la vente au détail avaient été supprimés, dans le cadre d’une restructuration plus large d’un milliard de dollars (860 millions d’euros). L’entreprise avait également fermé plus de 400 magasins.

Quelques jours seulement avant cette annonce, Starbucks avait déjà réduit ses effectifs de 61 postes au siège social de Seattle. Cette mesure s’inscrivait dans le cadre d’une réorganisation du département technologique, suite à la nomination d’Anand Varadarajan au poste de directeur technique en décembre.

Amélioration des résultats financiers

Malgré ces mesures d’austérité, les résultats financiers de Starbucks se sont améliorés. L’entreprise a annoncé une hausse de 33 pour cent de son bénéfice net pour le deuxième trimestre fiscal (de janvier à mars), qui s’élève à 511 millions de dollars (439 millions d’euros). Le chiffre d’affaires comparable des magasins nationaux a augmenté de 7,1 pour cent, tandis que le volume des transactions a progressé de 4,3 pour cent. Cela signifie que le nombre de clients dans les établissements américains est en hausse depuis plusieurs trimestres consécutifs.

Priorité à l’amélioration de l’expérience en magasin

La stratégie de Niccol vise à améliorer l’expérience en magasin, notamment en recrutant davantage de baristas, en réaménageant les sièges dans les cafés et en renouvelant le menu. Ces investissements ont toutefois eu un impact sur la rentabilité, les marges opérationnelles ayant considérablement baissé depuis le lancement de l’initiative fin 2024.

Starbucks investit également 100 millions de dollars (86 millions d’euros) dans un nouveau centre de services à Nashville, qui devrait accueillir jusqu’à 2 000 employés d’ici cinq ans. Au 28 septembre 2025, l’entreprise employait 19 000 personnes aux États-Unis dans des fonctions non liées à la vente au détail et 5 000 autres à l’international dans des fonctions de soutien régional. (fc)

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