La cote de popularité du chancelier allemand Friedrich Merz s’effondre à un niveau historiquement bas


Principaux renseignements

  • La cote de popularité de du chancelier allemand Friedrich Merz a chuté à un niveau record de 16 pour cent, ce qui témoigne d’un profond mécontentement de l’opinion publique à l’égard de son leadership.
  • Merz est critiqué pour ne pas avoir tenu ses promesses de campagne concernant la relance économique et pour son style de communication peu convaincant.
  • Les conflits internes au sein de la coalition, les défis externes tels que la guerre américano-israélienne en Iran et le blocage des projets de loi exacerbent encore davantage les difficultés politiques de Merz.

La cote de popularité de Merz a chuté à un niveau sans précédent depuis le début des sondages en 1997. Un récent sondage Deutschlandtrend a révélé que seuls 16 pour cent des Allemands approuvent son action, ce qui marque une baisse significative par rapport au mois d’avril.

Mécontentement croissant

Le sondage a également montré que 83 pour cent des personnes interrogées sont mécontentes du mandat de Merz, ce qui reflète une frustration généralisée face à son incapacité à tenir ses promesses de campagne concernant la relance économique. Ce mécontentement résulte d’une combinaison de conflits internes au sein de la coalition et de défis externes tels que la guerre américano-israélienne en Iran, qui a contribué à la flambée des prix de l’énergie et suscité des inquiétudes quant à l’inflation.

De plus, le sondage a révélé qu’une majorité d’Allemands (69 pour cent) estime que Merz n’est pas à la hauteur du rôle de chancelier, tandis que seulement 25 pour cent ne sont pas d’accord. Son style de communication a également été critiqué, seuls 14 pour cent le trouvant convaincant.

Une forte baisse

Cette baisse de popularité dépasse même celle de son prédécesseur, Olaf Scholz, qui ne bénéficiait que d’un soutien public minimal vers la fin de son mandat. Le taux de popularité le plus bas de Scholz avait atteint 18 pour cent en septembre 2024, avant l’effondrement de sa coalition.

La coalition de Merz a récemment rencontré un nouvel obstacle lorsque la chambre haute du Parlement allemand a bloqué une loi visant à atténuer la hausse des coûts du carburant par le biais d’une prime versée par les employeurs. La chambre, qui représente les 16 Länder du pays, a rejeté la prime de 1 000 € en raison de préoccupations concernant la charge financière pour les Länder.

Les défis s’accumulent

Ce revers illustre les défis plus généraux auxquels Merz est confronté depuis son entrée en fonction en mai 2025. Bien qu’il ait promis des réformes favorables aux entreprises, un rétablissement du leadership de l’Allemagne au sein de l’Union européenne et un renforcement des institutions démocratiques face à l’extrême droite, peu de progrès ont été réalisés sur ces fronts.

En conséquence, les critiques à l’encontre de Merz s’intensifient, y compris de la part de groupes industriels influents. Cette perte de confiance du public a également profité au parti d’extrême droite et anti-immigration Alternative pour l’Allemagne, qui a gagné du terrain dans plusieurs sondages. (fc)

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