La Russie souhaite renforcer son armée en recrutant des soldats étrangers


Principaux renseignements

  • La Russie prévoit d’intensifier considérablement le recrutement de combattants étrangers au cours de l’année 2026.
  • Moscou cible les pays en développement, promettant des incitations attrayantes mais recourant également à des tactiques coercitives.
  • Les combattants étrangers ne devraient représenter qu’un faible pourcentage des effectifs sur les lignes de front.

Les services de renseignement militaire ukrainiens ont découvert des preuves suggérant que la Russie prévoit d’augmenter considérablement son recrutement de combattants étrangers en 2026. L’agence estime que Moscou vise à enrôler au moins 18 500 étrangers dans ses forces armées.

Recrutement ciblé

Cette tendance s’inscrit dans le prolongement d’une stratégie lancée au début de l’invasion à grande échelle en 2022. La Russie recrute activement des personnes issues de pays en développement, leur promettant souvent des salaires attractifs, des avantages sociaux et même la citoyenneté russe comme incitations. Cependant, des rapports indiquent que des tactiques de coercition et de pression excessive ont également été employées au cours de ce processus de recrutement.

Ces renseignements ont été recueillis grâce au projet ukrainien de ligne d’assistance téléphonique « Je veux vivre », qui encourage les soldats russes à se rendre. Cette initiative donne un aperçu des régions ciblées par la Russie pour le recrutement. Les pays d’Asie centrale comme le Kazakhstan, le Kirghizistan, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan devraient constituer les principales sources de nouvelles recrues. De plus, la Russie a l’intention de poursuivre le recrutement dans les pays en développement d’Asie et d’Afrique, en mettant l’accent sur le Bangladesh, le Tchad, le Soudan et le Burundi.

Mobilisation

Pour atteindre ses objectifs, Moscou a fixé des objectifs de mobilisation spécifiques aux officiers chargés du recrutement. L’objectif est que les combattants étrangers représentent entre 0,5 pour cent et 3,5 pour cent des effectifs dans toute zone de front, selon la région. Les données du Quartier général de coordination ukrainien pour le traitement des prisonniers de guerre indiquent qu’au 30 mars, 27 407 ressortissants étrangers au total avaient été identifiés comme combattant pour la Russie, ce qui représente une augmentation significative par rapport aux plus de 18 000 recensés en novembre.

Ces recrues proviennent d’au moins 135 pays, près de la moitié d’entre elles étant originaires d’Asie, selon les conclusions du quartier général. Bien qu’il reste difficile de vérifier de manière indépendante l’ampleur totale de ces efforts de recrutement, des enquêtes ont mis en lumière ce phénomène. Par exemple, une enquête menée en avril 2025 par le média indépendant russe Important Stories a identifié plus de 1 500 combattants étrangers issus de 48 pays qui avaient rejoint les rangs de l’armée russe.

Le rôle de la Corée du Nord

De plus, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, a révélé en février qu’au moins 1 780 citoyens de divers pays africains combattaient activement pour la Russie. Il convient de noter que la Corée du Nord reste le plus grand contributeur de troupes étrangères à l’effort de guerre russe, avec des déploiements antérieurs atteignant 12 000 soldats pour soutenir une contre-offensive menée par la Russie dans l’oblast de Koursk.

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