Principaux renseignements
- Des militants armés liés au groupe État islamique ont perpétré une attaque meurtrière contre un village nigérian, tuant au moins 29 personnes.
- Cette attaque brutale visait des civils rassemblés sur un terrain de football et a laissé des maisons et des édifices religieux en flammes.
- La peur et le chagrin envahissent la communauté alors que les familles fuient leurs foyers à la suite de cette attaque dévastatrice.
Une attaque contre un village de l’État d’Adamawa, dans le nord-est du Nigeria, a coûté la vie à au moins 29 personnes, selon les autorités locales. Le groupe État islamique (EI) a revendiqué l’attaque mais n’a pas révélé son mobile.
Scènes de dévastation
Des témoins oculaires et les autorités rapportent que des militants armés ont pris d’assaut un terrain de football où des personnes étaient rassemblées et ont ouvert le feu sans discernement avant d’incendier des maisons, des édifices religieux et des motos.
Le gouverneur de l’État d’Adamawa, Ahmadu Umaru Fintiri, s’est rendu sur les lieux de l’attaque, la qualifiant de grave atteinte à la dignité humaine. Après avoir constaté les dégâts dans le village de Guyaku, son porte-parole a indiqué que la communauté restait en proie à la peur et au chagrin. De nombreuses familles ont fui leurs maisons par crainte de nouvelles attaques.
Réponse du gouvernement
Le gouverneur Fintiri s’est engagé à intensifier immédiatement les opérations de sécurité afin de rétablir la paix et d’assurer la sécurité de tous les habitants. Des gangs criminels locaux et des affiliés de l’EI harcèlent cette région frontalière du Cameroun par des attaques répétées ces dernières années.
Au début du mois, des procès collectifs ont condamné près de quatre cents personnes pour ses liens avec les groupes islamistes militants Boko Haram et sa faction dissidente, la Province d’Afrique de l’Ouest de l’État islamique (ISWAP).
Une histoire de violence
L’insurrection de Boko Haram, lancée en 2009, a causé la mort de dizaines de milliers de personnes et le déplacement de plus de deux millions d’individus dans le nord-est du Nigeria. Depuis lors, le conflit djihadiste s’est étendu aux pays voisins, à savoir le Niger, le Tchad et le Cameroun.
Le gouvernement du Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, subit une pression internationale croissante pour lutter contre l’insécurité grandissante à l’approche des élections présidentielles de janvier. L’année dernière déjà, les États-Unis avaient mené de violentes frappes aériennes contre des militants liés à l’État islamique dans le nord-ouest du Nigeria. (fc)
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