La Roumanie au bord du bouleversement politique alors que l’opposition dépose une motion de censure


Principaux renseignements

  • La Roumanie s’apprête à vivre un bouleversement politique alors que le Parti social-démocrate (PSD) collabore avec l’AUR, un parti d’extrême droite, pour destituer le premier ministre.
  • La coalition a besoin du soutien d’autres partis d’opposition pour obtenir une majorité parlementaire, car les 219 sièges actuels ne suffisent pas.
  • Les désaccords internes au sein du Parti national-libéral (PNL) confirment l’inquiétude suscitée par cette alliance avec le parti d’extrême droite.

Suite à la décision du Parti social-démocrate (PSD) de rejoindre l’opposition, la Roumanie est confrontée à un bouleversement politique potentiel. Le PSD et l’Alliance pour l’union des Roumains (AUR), parti d’extrême droite actuellement en tête dans les sondages, ont annoncé leur intention de déposer une motion de censure contre le Premier ministre Ilie Bolojan.

Appels au changement

Le chef de l’AUR, George Simion, affirme que le gouvernement actuel ne dispose plus d’une majorité. Une motion de censure devient donc nécessaire pour atteindre ses objectifs politiques. Les sondages indiquent d’ailleurs qu’une alliance PSD-AUR pourrait obtenir la majorité parlementaire lors des prochaines élections.

Le Premier ministre Bolojan, chef du Parti national-libéral (PNL), dirige actuellement une coalition minoritaire. Cette initiative suscite toutefois des critiques au sein même de son parti. Le maire de Bucarest, Ciprian Ciucu, juge l’action irresponsable et appelle à former un nouveau gouvernement après le renversement de l’actuel.

Dissensions internes

D’autres responsables du PNL ont condamné la collaboration du chef du PSD, Sorin Grindeanu, avec l’AUR, l’accusant d’avoir rompu ses promesses antérieures de ne pas s’aligner avec le parti d’extrême droite. La motion de censure devrait être débattue au Parlement début mai.

Le PSD et l’AUR ont toutefois besoin du soutien d’autres partis d’opposition. Leurs 219 sièges actuels ne suffisent pas, car il en manque 14 pour obtenir la majorité nécessaire à la destitution du Premier ministre. L’annulation controversée de l’élection présidentielle de 2024 pour ingérence étrangère présumée déstabilise le paysage politique roumain. (fc)

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