Principaux renseignements
- Les anciens Premiers ministres israéliens Naftali Bennett et Yair Lapid ont fusionné leurs partis, « Nouvelle Droite » et « Il y a un avenir », afin de se présenter contre l’actuel Premier ministre Benjamin Netanyahu lors des prochaines élections.
- Le nouveau parti « Ensemble » devrait devenir le plus important selon les sondages d’opinion, ce qui pourrait modifier le paysage politique israélien.
- Cette fusion réunit deux dirigeants aux opinions divergentes, mais qui partagent l’objectif commun d’assurer un leadership fort et de s’attaquer aux problèmes critiques auxquels Israël est confronté.
Les anciens Premiers ministres israéliens Naftali Bennett et Yair Lapid ont uni leurs forces en fusionnant leurs partis politiques respectifs à l’approche des prochaines élections. Cette alliance stratégique vise à contester le mandat de longue date de Benjamin Netanyahu au poste de Premier ministre.
Impact prévu
Le nouveau parti, « Together », devrait devenir le plus important selon les sondages d’opinion, ce qui pourrait redessiner le paysage politique. Netanyahu brigue un septième mandat, mais fait face à une concurrence acharnée de la part de cette opposition unie.
Bennett, qui dirigera « Together », était déjà au coude à coude avec le Likoud de Netanyahu dans les sondages avant la fusion. Il a souligné l’importance de l’unité et du dépassement des divisions pour assurer le succès d’Israël. Les deux dirigeants avaient déjà collaboré au sein d’un gouvernement de coalition éphémère où Bennett occupait le poste de Premier ministre et Lapid celui de ministre des Affaires étrangères.
Un retour en politique
Bennett, connu pour ses positions bellicistes, avait quitté la scène politique à la fin de son mandat de Premier ministre, mais il fait aujourd’hui son retour avec pour objectif d’offrir une alternative solide au leadership de Netanyahu.
Lors de leur conférence de presse conjointe, Bennett et Lapid ont tous deux souligné la nécessité d’une bonne gouvernance et du service militaire universel. Ils ont critiqué les scandales de corruption qui secouent actuellement le gouvernement de Netanyahu, y compris ses propres démêlés judiciaires. Ils ont notamment mis en avant la pénurie de main-d’œuvre au sein de l’armée israélienne et se sont engagés à adopter une législation mettant fin aux exemptions de la conscription obligatoire pour les ultra-orthodoxes, une question controversée que la coalition de Netanyahu a évité d’aborder.
Travailler ensemble malgré les différences
Tout en reconnaissant leurs divergences politiques, les deux dirigeants ont exprimé leur fierté de pouvoir travailler ensemble pour le bien d’Israël. Bennett a réitéré son engagement à protéger le territoire israélien tandis que Lapid a maintenu son soutien à une solution à deux États.
Lapid, qui dirige le parti Yesh Atid, la deuxième plus grande faction de la Knesset, a été critiqué pour ne pas en faire assez pour s’opposer au gouvernement de Netanyahou, notamment en ce qui concerne ses tentatives de saper le pouvoir judiciaire et sa réponse à l’attaque du Hamas contre Israël. La fusion avec Bennett lui permet de répondre à ces critiques tout en renforçant sa position face à Netanyahou.
Un changement nécessaire
« Ensemble », ont-ils affirmé, représente un changement de cap nécessaire pour Israël, donnant la priorité à l’unité et s’attaquant aux problèmes critiques auxquels la nation est confrontée. Ils ont appelé tous les Israéliens centristes à soutenir Bennett au poste de Premier ministre.
La coalition au pouvoir actuelle est devancée par l’opposition dans les récents sondages. Cependant, des politiciens de droite comme Bennett ont déclaré ne pas vouloir former de coalition avec des partis arabes israéliens, ce qui rend difficile pour l’opposition d’obtenir une majorité claire sans le soutien politique des Arabes.
Critiques de la droite
Le Likoud de Netanyahou et d’autres figures d’extrême droite ont rapidement condamné cette fusion, la qualifiant de « gauchiste », et ont accusé la nouvelle alliance de compter sur le soutien arabe. Ils ont eu recours à une rhétorique et à des images clivantes pour discréditer cette union.
La structure interne de « Together » reste indéfinie, les deux dirigeants ayant invité l’ancien chef d’état-major Gadi Eisenkot à se joindre à eux. Alors que le parti de Bennett venait d’être formé et n’avait ni nom officiel ni liste de candidats significative, Lapid apporte une machine politique bien établie et une base importante de députés. Cette fusion représente une initiative audacieuse dans la politique israélienne, visant à redessiner l’avenir du pays. (fc)
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