Principaux renseignements
- L’ONU est confrontée à une crise existentielle et doit s’adapter pour rester pertinente dans le monde d’aujourd’hui. C’est ce qu’affirme María Fernanda Espinosa, présidente de l’Alliance des villes des Nations unies et ancienne présidente de l’Assemblée générale.
- « Les coupes budgétaires et les défis auxquels est confronté le mandat de l’ONU menacent sa capacité à traiter efficacement les questions mondiales », a déclaré Espinosa.
- Selon elle, l’Europe joue un rôle crucial dans le soutien au système multilatéral et dans la résolution des défis urbains.
Espinosa estime que les Nations unies sont confrontées à une crise existentielle. Dans une interview accordée à Euronews, elle affirme que l’organisation doit se réformer en profondeur, sous peine de se retrouver dépassée. Le monde a considérablement changé depuis la création de l’ONU, et l’institution doit évoluer pour relever les défis contemporains.
Un éventail complexe de questions
Mme Espinosa reconnaît que l’ONU est aux prises avec un ensemble complexe de problèmes. Les réductions de financement de la part de donateurs majeurs comme les États-Unis ont mis à rude épreuve le budget de l’organisation. De plus, des initiatives telles que le Conseil de la paix du président Donald Trump suscitent des inquiétudes quant à une possible empiétement sur le mandat de l’ONU.
Malgré ces défis, Mme Espinosa souligne le rôle irremplaçable que joue l’ONU dans les efforts humanitaires mondiaux. Elle envisage un avenir où l’ONU collaborerait plus efficacement avec les organisations régionales, les villes et d’autres acteurs émergents.
Le rôle crucial de l’Europe
Mme Espinosa souligne le rôle crucial de l’Europe dans le soutien au système multilatéral. Elle considère l’Europe comme un acteur essentiel pour jeter des ponts et encourage son engagement continu, en particulier pour combler les déficits financiers.
S’exprimant à la veille de l’Assemblée de l’Alliance des villes à Bruxelles, Mme Espinosa souligne l’urgence de relever les défis urbains. Les conflits, le changement climatique, les déplacements de population et la pauvreté touchent les villes de manière disproportionnée. Malgré cette réalité, les investissements dans les zones urbaines restent insuffisants. Mme Espinosa affirme que ne pas traiter ces questions de manière adéquate conduira à un monde dans lequel personne ne voudra vivre.
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