La société chinoise DeepSeek lance la nouvelle version tant attendue de son système d’IA


Principaux renseignements

  • Les nouveaux chatbots IA open source de DeepSeek, V4-Pro et V4-Flash, affichent des performances impressionnantes en matière de raisonnement mathématique et de codage.
  • DeepSeek affirme que ses modèles rivalisent avec les capacités des principales alternatives à code source fermé telles que GPT-5.4 et Gemini, atteignant une quasi-parité à un coût bien inférieur.
  • Malgré les préoccupations géopolitiques et les restrictions pesant sur son prédécesseur DeepSeek-R1, la start-up continue de repousser les limites dans le domaine de l’IA grâce à son approche en libre accès.

DeepSeek, une start-up chinoise, a lancé des versions mises à jour de son chatbot basé sur l’intelligence artificielle : DeepSeek-V4-Pro et DeepSeek-V4-Flash. Ces modèles s’inscrivent dans une approche open source, ce qui permet aux développeurs d’utiliser et de modifier librement le code.

Performances annoncées

DeepSeek affirme que V4-Pro surpasse tous les autres modèles open source en matière de compétences mathématiques et de programmation. Seul Gemini 3.1-Pro, le modèle à code source fermé de Google, obtient de meilleurs résultats en matière de culture générale. Les performances de la version « pro » sont presque équivalentes à celles du GPT-5.4 d’OpenAI et de Gemini 3.1-Pro. Cela indique un rythme de développement qui accuse un retard d’environ 3 à 6 mois par rapport aux modèles de référence.

Par ailleurs, V4-Flash offre des capacités de raisonnement comparables à celles de V4-Pro, mais avec des temps de réponse plus rapides et des coûts d’utilisation réduits. Cela fait suite au lancement impressionnant de DeepSeek-R1 en janvier de l’année dernière. À l’époque, les analystes avaient comparé les capacités de ce modèle à celles de ChatGPT et de Gemini.

Tournant pour l’IA

Marc Andreessen, un investisseur en capital-risque de renom a décrit le lancement de DeepSeek-R1 comme un moment décisif pour l’IA. Ses performances étaient particulièrement remarquables. DeepSeek affirmait en effet que le modèle avait coûté moins de 6 millions de dollars en frais de calcul, ce qui contrastait fortement avec les budgets de plusieurs milliards habituels dans la Silicon Valley.

Certains analystes ont remis en question ces chiffres. Ils ont suggéré que DeepSeek avait accès à davantage de financement et à des puces de pointe. Néanmoins, l’arrivée de cette start-up a sans aucun doute bouleversé le paysage technologique. Les inquiétudes concernant la protection des données et une éventuelle censure par le gouvernement chinois ont conduit plusieurs pays à interdire ou à restreindre l’accès à DeepSeek-R1. Parmi eux, les États-Unis, l’Australie, Taïwan, la Corée du Sud, le Danemark et l’Italie, qui ont tous mis en avant des risques pour la vie privée et la sécurité nationale. (rd)(fc)

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