Les marchés boursiers européens reculent face à la hausse des prix du pétrole


Principaux renseignements

  • La hausse des prix du pétrole, alimentée par les tensions au Moyen-Orient, a entraîné une baisse des marchés boursiers européens.
  • L’incertitude entourant les négociations entre Washington et Téhéran a alimenté la volatilité du marché.Les bourses américaines et asiatiques affichaient quant à elles une tendance haussière.
  • Les valeurs énergétiques ont profité de la hausse des prix du pétrole, tandis que les valeurs du luxe, des compagnies aériennes ont enregistré des pertes.

Les marchés boursiers européens affichaient une baisse lundi vers midi, tirés par la hausse des prix du pétrole due à l’escalade des tensions au Moyen-Orient. Vers 13h50, l’indice Stoxx Europe 600 reculait de 1,09 pour centà 619,66 points. Le Bel 20 perdait 1,18 pour cent à 5.506,60 points. L’AEX néerlandais s’en sortait mieux, ne cédant que 0,4 pour cent à 1 019,51 points.

Changement de sentiment sur les marchés

Les plus grandes économies européennes subissaient également des pertes : le DAX allemand chutait de 1,4 pour cent à 24.356,27 points, tandis que le CAC 40 français reculait de 1,15 pour cent à 8.326,93 points. Le FTSE 100 britannique enregistrait une baisse plus modérée de 0,6 pour cent, clôturant à 10.602,99 points.

L’optimisme initial des marchés actions de la semaine dernière, alimenté par la réouverture du détroit d’Ormuz par l’Iran, s’est dissipé ce week-end lorsque Téhéran a inversé sa décision en raison du maintien du blocus américain sur cette voie stratégique. Les analystes attribuent ce revirement du sentiment de marché à l’incertitude entourant la situation dans le détroit d’Ormuz.

Volatilité due à l’incertitude

La volatilité des prix du pétrole est directement liée aux développements géopolitiques au Moyen-Orient. Les craintes de perturbations possibles de l’approvisionnement en pétrole via le détroit d’Ormuz ont fait grimper les prix de plus de 4 pour cent lundi. Les analystes prévoient que les prix pourraient dépasser les 100 dollars le baril si le trafic maritime via Hormuz ne reprend pas rapidement.

Pendant ce temps, les négociations entre Washington et Téhéran restent incertaines. Bien que des pourparlers aient été prévus pour mardi à Islamabad, au Pakistan, l’Iran semble réticent à engager un dialogue supplémentaire. L’accord de cessez-le-feu conclu le 8 avril arrive bientôt à échéance.

L’euro se renforce

Sur le marché des changes, l’euro s’est apprécié face au dollar américain, s’échangeant à 1,1773 vers 13h50 lundi. Sur le plan macroéconomique, les prix à la production allemands ont légèrement reculé en mars, bien que moins qu’au cours du mois précédent. L’inflation sous-jacente a augmenté de 1,3 pour cent en glissement annuel.

Les actions du luxe et des compagnies aériennes en difficulté

Les valeurs de luxe comme LVMH et Hermès ont subi des pertes d’environ 2 pour cent. Les compagnies aériennes ont également été touchées : Deutsche Lufthansa, Air France-KLM et IAG ont perdu environ 3 pour cent ensemble. Les banques européennes comme ING, Société Générale, UniCredit et Deutsche Bank ont enregistré des baisses allant de 1 à plus de 2 pour cent.

En revanche, les actions énergétiques comme TotalEnergies, Shell et BP ont profité de la hausse des prix du pétrole, grimpant de 2,5 à 3,0 pour cent. Les services publics comme E.ON et RWE ont également enregistré des gains à Francfort. Les compagnies d’assurance ont suivi une tendance positive. Engie a progressé de 1 pour cent à Paris, et Elia a gagné plus de 1 pour cent à Bruxelles après une révision à la hausse de son objectif de cours par Bank of America.

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