Principaux renseignements
- Les enquêteurs se heurtent à un obstacle dans leur enquête sur le favoritisme entourant les contrats relatifs aux cérémonies commémoratives, après s’être vu refuser l’accès à l’Élysée.
- L’immunité présidentielle protège le président français Emmanuel Macron contre toute ingérence directe dans l’enquête.
- La société Shortcut Events a obtenu à plusieurs reprises des contrats lucratifs pour des cérémonies au Panthéon.
Une enquête sur d’éventuels cas de favoritisme et de corruption liés à des contrats pour des cérémonies commémoratives s’est heurtée à un obstacle. Les enquêteurs souhaitaient pénétrer dans le palais de l’Élysée, la résidence officielle du président français Emmanuel Macron, mais se sont vu refuser l’accès en raison de l’immunité présidentielle.
Shortcut Events
L’enquête est dirigée par le procureur national chargé des affaires financières, Pascal Prache. Les enquêteurs se concentrent sur des allégations de pratiques irrégulières concernant les cérémonies au Panthéon. Il s’agit d’un mausolée situé à Paris où reposent les dépouilles de personnalités françaises éminentes. Les enquêteurs ont cherché à savoir pourquoi une entreprise spécifique, Shortcut Events, avait remporté plusieurs contrats pour ces cérémonies. Celles-ci auraient coûté chacune 2 millions d’euros.
L’immunité présidentielle
Selon une déclaration de Prache, la perquisition au palais de l’Élysée a échoué après que des collaborateurs du président français ont fait savoir aux enquêteurs que le palais ne pouvait pas être fouillé. Le bâtiment est en effet couvert par l’immunité présidentielle. La présidence française maintient toutefois que les documents concernant le personnel de l’Élysée seraient fournis sur demande. L’accès au bâtiment a toutefois été refusé en raison de l’immunité présidentielle. (ev)(fc)
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