Un projet visant à obliger les entreprises à mettre des employés à la disposition de l’armée suscite des critiques en Russie


Principaux renseignements

  • Un député de la Douma d’État s’oppose fermement à un projet visant à obliger les entreprises à désigner des employés pour des contrats militaires.
  • Il exprime ses inquiétudes concernant la contrainte et la remise en cause du volontariat.
  • Le succès du recrutement volontaire, attesté par plus de 80 000 nouveaux contrats en 2026, remet en question la nécessité de mesures coercitives.

Andrei Kolesnik, député à la Douma en Russie, a exprimé une forte opposition à un projet proposé par le gouverneur de la région de Ryazan. Cette initiative obligerait les entreprises à désigner des employés pour d’éventuels contrats militaires avec l’armée russe. Kolesnik fait valoir que cette approche porte atteinte au caractère volontaire du service contractuel, soulevant des inquiétudes quant à la coercition.

Kolesnik souligne que la signature d’un contrat militaire devrait être une décision personnelle, et non une obligation imposée par les employeurs. Il distingue cette pratique de la mobilisation obligatoire, à laquelle la Russie ne recourt pas actuellement. Le député reste convaincu que les forces existantes sont suffisantes pour répondre aux besoins actuels.

Efforts de recrutement volontaire

Il met en avant les efforts de recrutement menés actuellement à l’échelle nationale pour le service contractuel, sur une base volontaire. Ces efforts comprennent des événements publics au cours desquels les recrues potentielles peuvent s’informer sur les avantages et les conditions, entamer les démarches administratives et finaliser leurs contrats avec le ministère de la Défense ou d’autres agences. Kolesnik souligne que de nombreux citoyens choisissent cette voie de leur propre initiative, motivés par leur compréhension des objectifs de l’opération militaire en cours et leur volonté de suivre la formation nécessaire.

De plus, Kolesnik exprime des doutes quant à l’adoption de l’initiative de Riazan ailleurs. Il estime que ses éléments coercitifs pourraient s’avérer contre-productifs à terme, surtout compte tenu des risques inhérents au service militaire.

De nombreuses candidatures volontaires

Son scepticisme est étayé par des chiffres récents : selon Dmitri Medvedev, vice-président du Conseil de sécurité, plus de 80 000 personnes ont signé des contrats avec les forces armées russes depuis le début de l’année 2026. Cela suggère que les efforts de recrutement volontaire portent déjà leurs fruits.

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