Trump veut empêcher le vote par correspondance en engageant des procédures judiciaires


Principaux renseignements

  • Le président Donald Trump cherche activement à limiter le vote par correspondance par le biais de recours juridiques et de pressions politiques.
  • Selon les experts, les arguments républicains contre les délais de grâce postérieurs au jour du scrutin pour les bulletins de vote par correspondance manquent de fondement juridique solide.
  • La décision de la Cour suprême concernant la date limite de dépôt des bulletins de vote dans le Mississippi pourrait avoir un impact significatif sur l’accessibilité du vote à l’échelle nationale.

Le président Donald Trump a mené sans relâche une campagne contre le vote par correspondance, alimentée par des croyances infondées concernant une fraude généralisée. Il a exhorté le Congrès, le pouvoir judiciaire et les assemblées législatives des États à restreindre cette pratique et a utilisé le pouvoir de son administration pour faire pression sur les États afin qu’ils procèdent à des changements.
Cela ressort de documents obtenus par CNN.

Tactiques de pression

Une affaire portée devant la Cour suprême concernant la date limite de dépôt des bulletins de vote par correspondance dans le Mississippi met en lumière cette bataille en cours. Le ministère de la Justice de Trump a réussi à convaincre au moins un État de supprimer son délai de grâce pour les bulletins arrivant en retard en brandissant la menace d’une action en justice. D’autres États dirigés par le Parti républicain ont modifié leurs dates limites de leur propre initiative.

L’affaire, portée devant la Cour par le Comité national républicain, fait valoir que la loi fédérale sur le jour du scrutin interdit aux États d’accepter des bulletins de vote après cette date. Ils soutiennent que la fixation de délais de réception postérieurs au jour du scrutin porte atteinte à l’intégrité électorale et à la confiance des électeurs.

Fronts de bataille juridiques

Les opposants font valoir que les lois fédérales n’interdisent pas explicitement les délais de grâce et laissent aux États une certaine flexibilité dans la réglementation du vote par correspondance. Une décision défavorable aux États ayant mis en place des délais de grâce pourrait, selon eux, éliminer de fait le vote par correspondance.

Les efforts de Trump pour restreindre le vote par correspondance vont au-delà des tribunaux. L’année dernière, il a publié un décret menaçant de retenir les fonds fédéraux destinés aux élections des États qui refusaient de raccourcir leurs délais de grâce. Bien qu’aucune poursuite pénale n’ait été engagée, le ministère de la Justice a bel et bien utilisé la menace d’une action en justice contre au moins un État pour forcer un changement de politique.

Bataille juridique

Plusieurs autres États ont également supprimé leurs délais de grâce ces derniers mois, invoquant la pression exercée par l’administration Trump et la bataille juridique en cours.

Les tribunaux ont depuis bloqué une grande partie du décret de Trump, mais l’affaire portée devant la Cour suprême pourrait lui offrir la victoire qu’il n’a pas pu obtenir par une action unilatérale. Les experts juridiques restent sceptiques quant aux arguments des républicains, suggérant que l’affaire pourrait être motivée par des manœuvres stratégiques plutôt que par des fondements juridiques solides.

Impact national

L’issue de cette affaire a des implications considérables pour le droit de vote à travers le pays. Treize États et le district de Columbia ont actuellement des délais de réception des bulletins de vote par correspondance postérieurs au jour du scrutin, ce qui affecte des millions d’électeurs qui comptent sur le vote par correspondance. La décision de la Cour suprême façonnera l’avenir de ces politiques et déterminera dans quelle mesure le vote restera accessible aux États-Unis. (fc)

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