Principaux renseignements
- Meta échoue de manière répétée à prévenir les publicités financières illégales sur Facebook et Instagram au Royaume-Uni malgré les promesses de les bloquer.
- La moitié de ces publicités illégales provient d’annonceurs déjà signalés auparavant et cela montre les limites du système actuel de modération des contenus.
- Les organisations de défense des consommateurs exigent que Meta donne la priorité à la traque des fraudeurs plutôt que de se fier uniquement à la technologie.
Meta échoue de manière répétée à bloquer les publicités financières illégales sur Facebook et Instagram au Royaume-Uni. C’est ce que rapporte Reuters. Malgré la promesse de bloquer ces publicités une enquête de l’autorité britannique Financial Conduct Authority (FCA) a mis en lumière en novembre plus de mille cas. Il s’agissait de publicités non autorisées qui faisaient la promotion de produits financiers à risque en une semaine.
Des signalements antérieurs restent sans suite
La moitié de ces publicités illégales provient d’annonceurs déjà signalés par la FCA à Meta et cela montre les limites du système actuel de modération des contenus. La plateforme ne parvient pas à identifier et à supprimer les contenus malveillants alors que l’entreprise prétend elle-même lutter activement contre la fraude.
Le régulateur a ciblé les plateformes de Meta par leur part disproportionnée de publicités financières suspectes et exige un traitement rapide de ce problème. La fraude est le délit le plus courant au Royaume-Uni et la moitié des escroqueries signalées commence sur les réseaux sociaux.
Absence de progrès
Alors que Meta affirme prendre des mesures rapides pour la grande majorité des signalements, un examen de suivi réalisé en décembre a donné des résultats similaires, les récidivistes étant responsables de la majeure partie des publicités illégales. La FCA a exprimé sa frustration face à l’absence de progrès substantiels malgré un engagement continu avec Meta et s’est engagée à continuer de tester ses contrôles et ses systèmes de surveillance.
L’incapacité de Meta à traiter ce problème de manière adéquate a suscité les critiques des défenseurs des droits des consommateurs, qui affirment que l’entreprise doit privilégier les solutions financières plutôt que les solutions technologiques. Ils soulignent la nécessité pour Meta d’investir des ressources afin de mettre efficacement un terme aux activités des escrocs, plutôt que de présenter le problème uniquement comme un défi technologique.
Une enquête met le problème à nu
Un groupe de défense des droits numériques, Reset Tech, a analysé la bibliothèque publicitaire de Meta et a constaté que plus de la moitié des publicités faisant référence à des banques britanniques populaires présentaient des signaux d’alerte suggérant des escroqueries. Cela suggère un problème généralisé concernant la capacité de Meta à filtrer et supprimer efficacement les publicités financières potentiellement préjudiciables. Les banques elles-mêmes réclament également une action plus forte de la part de Meta. Revolut identifie les plateformes de Meta comme la source principale de fraude et exige des résultats tangibles contre l’escroquerie.
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