L’Allemagne reste en retrait dans le conflit autour du détroit d’Ormuz


Principaux renseignements

  • L’Allemagne ne s’immiscera pas dans la guerre en Iran et ne participera pas à une opération militaire internationale visant à protéger les navires dans le détroit d’Ormuz.
  • L’Allemagne souligne qu’une solution ne peut être trouvée que par la voie diplomatique et par des négociations avec l’Iran, et souhaite y participer de manière constructive.
  • D’autres pays, tels que la France, le Japon et le Royaume-Uni, restent également en retrait, malgré les avertissements de Trump concernant la responsabilité des pays de l’OTAN.

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a déclaré à la chaîne publique ARD que l’Allemagne ne participerait pas à une éventuelle opération militaire internationale visant à protéger les navires marchands dans le détroit d’Ormuz. Il a ajouté que le pays n’avait pas l’intention de s’immiscer dans la guerre en Iran.

Position de l’Allemagne

Wadephul a déclaré que la position de l’Allemagne était très claire, position à laquelle se rallient également le ministre de la Défense Boris Pistorius et le chancelier fédéral Friedrich Merz. Selon lui, seule une solution négociée avec l’Iran permettra de sortir de l’impasse. Wadephul a ajouté qu’ils souhaitaient être tenus informés. Si des négociations s’ensuivaient, ils seraient disposés à y participer.

Lundi, les ministres des Affaires étrangères de tous les États membres de l’Union européenne se réuniront à Bruxelles. Ils y discuteront de la situation concernant l’Iran.

Réticence d’autres pays

D’autres pays ont également indiqué qu’ils ne souhaitaient pas participer à l’opération militaire. Ainsi, la France, le Japon et le Royaume-Uni ont déjà fait savoir qu’ils resteraient en dehors de la protection militaire de la navigation dans le détroit d’Ormuz. Le Japon a puisé dans une partie de ses réserves de pétrole pour pallier les pénuries résultant du conflit. C’est la deuxième fois qu’il y a recours depuis la première fois lors de l’invasion de l’Ukraine en 2022.

Le président américain Trump a mis en garde les pays qui ne souhaitent pas coopérer lors d’une interview accordée au Financial Times. Il estime que tous les pays qui souhaitent bénéficier du passage sont également responsables de sa sécurité. « S’il n’y a pas de réaction, ou s’il y a une réaction négative, je pense que cela sera très mauvais pour l’avenir de l’OTAN », a-t-il ajouté.

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