Borrell (UE) critique Von der Leyen et les États-Unis au sujet de la guerre en Iran


Principaux renseignements

  • Josep Borrell reproche à l’Union européenne de ne pas avoir demandé des comptes aux États-Unis pour leur violation du droit international.
  • Borrell condamne l’approche partiale d’Ursula von der Leyen en matière de politique étrangère, qui privilégie les États-Unis et Israël au détriment des principes juridiques internationaux.
  • Les divisions au sein de l’UE révèlent des désaccords sur la position de Von der Leyen et son soutien à un changement de régime en Iran.

L’Union européenne a essuyé les critiques de son ancien haut représentant aux affaires étrangères, Josep Borrell, qui accuse le bloc de ne pas avoir tenu les États-Unis pour responsables de leurs violations du droit international. Borrell condamne spécifiquement la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran, arguant qu’elle manque de justification juridique et a des répercussions négatives pour l’Europe, notamment en termes de prix de l’énergie. Il l’a déclaré au site d’information Politico.

Critiques à l’encontre d’Ursula von der Leyen

Il reproche à Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, d’avoir outrepassé ses compétences en s’immisçant dans les affaires de politique étrangère et en faisant preuve de partialité envers les États-Unis et Israël. Borrell oppose l’approche de von der Leyen à celle du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, qui a vivement critiqué les actions américaines contre l’Iran.

Borrell exprime en outre son désaccord avec l’accord commercial négocié entre von der Leyen et président Donald Trump, le jugeant injuste pour l’UE en raison de sa structure tarifaire asymétrique. Il préconise une position plus ferme de la part de l’actuelle chef de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, pour condamner les violations du droit international, quel qu’en soit l’auteur.

Dissensions internes au sein de l’UE

Von der Leyen est confrontée à des dissensions internes, les socialistes espagnols au sein de sa propre coalition au Parlement européen s’opposant à ses déclarations concernant la nécessité de s’éloigner de « l’ancien ordre mondial ». Si von der Leyen a critiqué tant les États-Unis qu’Israël, elle a également affirmé sa conviction que le régime iranien devait être renversé.

Borrell aborde également la situation difficile de l’UE concernant le déblocage de 90 milliards d’euros d’aide à l’Ukraine, qui a été bloqué par la Hongrie et la Slovaquie en raison de leurs demandes de réparation d’un oléoduc russe traversant le territoire ukrainien. Il fait valoir que ces pays ont violé le principe de coopération loyale inscrit dans les traités de l’UE et suggère des options de financement alternatives en attendant que la question soit tranchée par les tribunaux. (fc)

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