Le PIB britannique stagne en janvier dans un contexte d’incertitude économique


Principaux renseignements

  • L’économie britannique a stagné en janvier 2025, sans enregistrer de croissance du PIB.
  • La hausse des prix de l’énergie due à la guerre entre les États-Unis et Israël contre l’Iran menace d’augmenter le coût de la vie et pourrait déclencher une récession.
  • Malgré une légère croissance, les économistes restent prudents quant aux perspectives économiques du Royaume-Uni en raison de l’incertitude géopolitique.

L’économie britannique a démarré l’année 2025 au ralenti, sans enregistrer de croissance du produit intérieur brut (PIB) en janvier. Cette stagnation fait suite à une légère augmentation de 0,1 pour cent en décembre et est inférieure aux prévisions du marché, qui tablaient sur une hausse de 0,2 pour cent. Ces résultats médiocres interviennent dans un contexte d’incertitude entourant le budget d’automne du chancelier et avant que la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran n’ait un impact significatif sur les prix mondiaux de l’énergie.

Préoccupations économiques

Le conflit au Moyen-Orient a suscité des inquiétudes quant à un éventuel ralentissement économique au Royaume-Uni et dans d’autres pays. La flambée des prix du pétrole et du gaz alimentée par la guerre devrait se traduire par une augmentation du coût de la vie pour les consommateurs.

Au sein de l’économie britannique, le secteur dominant des services est resté stable, avec des baisses notables dans les domaines du recrutement et de l’hôtellerie. Ces secteurs ont été particulièrement vulnérables à la hausse des charges patronales et à l’augmentation du « salaire minimum vital national », contribuant à un taux de chômage qui atteint son plus haut niveau depuis cinq ans.

Performances sectorielles

Le secteur de la production, qui englobe l’industrie manufacturière, l’exploitation minière et la production d’énergie, s’est contracté de 0,1 pour cent en janvier, tandis que le secteur de la construction a connu une croissance modeste de 0,2 pour cent.

Malgré les chiffres de janvier, la tendance générale sur trois mois a affiché une croissance de 0,2 pour cent. Cependant, les économistes reconnaissent que ces données sont rétrospectives et avertissent que les perspectives à court terme sont assombries par l’incertitude accrue entourant le conflit au Moyen-Orient.

Pressions inflationnistes

La flambée des prix du pétrole, qui ont dépassé les 100 dollars (environ 87 d’euros) le baril, renforce les inquiétudes concernant les pressions inflationnistes. Cette évolution pourrait compromettre les espoirs d’une baisse des taux d’intérêt par la Banque d’Angleterre, les marchés financiers anticipant même une éventuelle hausse des taux l’année prochaine.

En réponse aux défis économiques, le chancelier devrait présenter le plan économique du Parti travailliste, qui pourrait inclure des mesures visant à résoudre la crise énergétique. Le chancelier maintient que le plan économique actuel est approprié, soulignant les efforts du gouvernement pour réduire le coût de la vie, la dette nationale et créer les conditions propices à la croissance.

Avertissements des experts

Les experts avertissent toutefois que la combinaison de la hausse du coût de la vie et de l’instabilité géopolitique pourrait avoir un impact négatif sur les dépenses de consommation et la confiance des entreprises. Ils mettent en garde contre le fait qu’un conflit prolongé pourrait potentiellement déclencher une récession. C’est ce qu’ils déclarent au Guardian. (fc)

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