Les États-Unis lancent des enquêtes sur les pratiques de production chinoises


Principaux renseignements

  • Les États-Unis ont lancé des enquêtes commerciales visant les pratiques déloyales, dans le but de faire pression sur la Chine avant un sommet crucial.
  • Ces enquêtes représentent un changement stratégique après le rejet par la Cour suprême des droits de douane proposés par Trump.
  • Les experts prévoient des avancées limitées lors du sommet, qui se concentrera sur des accords mineurs plutôt que sur un accord global.

Les États-Unis ont lancé des enquêtes commerciales approfondies en vertu de l’article 301 de la loi sur le commerce de 1974, ciblant les pratiques commerciales déloyales, en particulier la surcapacité et la surproduction dans les secteurs manufacturiers. Si les enquêtes concernent une douzaine de partenaires commerciaux, la Chine est clairement dans le collimateur en raison de problèmes bien documentés tels que la surcapacité et le travail forcé.

À la recherche d’autres moyens de pression

Ces enquêtes précèdent un sommet à haut risque à Pékin entre le président Trump et le président Xi Jinping. La Cour suprême ayant invalidé les droits de douane « réciproques » de Trump, l’administration cherche d’autres moyens de faire pression sur la Chine. Les experts estiment que ces enquêtes constituent une manœuvre stratégique visant à renforcer la position de négociation de Trump avant le sommet. C’est ce qu’ils ont déclaré à CNBC.

Malgré les critiques des États-Unis et d’autres partenaires commerciaux concernant sa dépendance à la demande extérieure, la machine exportatrice chinoise continue de prospérer. Son excédent commercial a atteint un niveau record au cours des deux premiers mois de l’année, alimenté par une hausse de 21,8 pour cent des exportations.

Relations tendues

Ces enquêtes compliquent encore davantage les relations déjà tendues entre les deux plus grandes économies mondiales. Les analystes s’inquiètent du manque de clarté de l’ordre du jour du sommet et du fossé grandissant entre les objectifs des deux parties.

La situation géopolitique instable, exacerbée par les mesures prises par les États-Unis à l’encontre de l’Iran, complique encore davantage le paysage diplomatique. La Chine, grand acheteur de pétrole brut iranien, s’efforce de jouer le rôle de médiateur et de rétablir la stabilité dans la région.

Attentes limitées

Si les deux parties souhaitent maintenir la stabilité obtenue depuis la fin de l’année dernière, les attentes quant à des avancées substantielles lors du sommet s’amenuisent. Les analystes prévoient que les résultats se limiteront probablement à des achats commerciaux, tels que du soja, plutôt qu’à un accord global.

La réunion à venir est considérée comme le début d’un long dialogue entre les deux nations, qui s’étendra jusqu’en 2026. La Chine cherchera probablement à obtenir des éclaircissements sur l’avenir des restrictions américaines à l’exportation de technologies, tandis que les États-Unis devraient faire pression pour obtenir des engagements prolongés en matière d’achats agricoles et des garanties concernant les exportations de terres rares.

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