Anthropic cherche à conclure un nouvel accord avec le Pentagone après un différend


Principaux renseignements

  • Anthropic cherche à conclure un nouvel accord avec le département américain de la Défense après l’échec des premières négociations en raison de préoccupations d’ordre éthique.
  • La demande du Pentagone d’accéder sans restriction aux modèles d’IA a suscité une vive réaction de la part du secteur et des accusations de favoritisme envers OpenAI.
  • Ce différend met en évidence le besoin urgent de directives éthiques claires et de garanties concernant l’utilisation de l’IA par le gouvernement.

À la suite de l’échec des discussions précédentes, Anthropic, une entreprise d’IA fondée par d’anciens employés d’OpenAI, tente de conclure un nouvel accord avec le ministère américain de la Défense. Les négociations ont initialement échoué lorsque le Pentagone a exigé l’utilisation illimitée des modèles d’IA d’Anthropic, tandis que l’entreprise souhaitait obtenir l’assurance que sa technologie ne serait pas déployée à des fins de surveillance nationale ou d’armes autonomes.

Dario Amodei, PDG d’Anthropic, est en pourparlers avec Emil Michael, sous-secrétaire à la Défense chargé de la recherche et de l’ingénierie. Il s’agit d’une dernière tentative pour parvenir à un accord sur les conditions d’accès du Pentagone aux modèles Claude d’Anthropic, rapporte le Financial Times. La semaine dernière, Michael a qualifié le PDG de menteur atteint du syndrome de Dieu dans un message publié sur X.

Escalade du conflit

Le conflit s’est intensifié lorsque le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a menacé de désigner Anthropic comme un risque pour la chaîne d’approvisionnement, suscitant les critiques d’un groupe d’acteurs du secteur technologique comprenant des acteurs majeurs tels que Nvidia et Google.

Pour aggraver encore la situation, OpenAI, un concurrent d’Anthropic, a rapidement conclu un nouvel accord avec le Pentagone, provoquant un tollé général et des accusations selon lesquelles OpenAI aurait précipité la conclusion de l’accord.

Réponses 

Le PDG d’OpenAI, Sam Altman, a par la suite reconnu que l’accord conclu par son entreprise était peut-être prématuré et s’est engagé à réviser les garanties concernant l’utilisation de sa technologie par le Pentagone. Il a également déclaré publiquement son soutien à Anthropic, exhortant le ministère de la Défense à lui offrir des conditions similaires à celles accordées à OpenAI.

Dans une note adressée à son personnel, vu par le Financial Times, le PDG d’Anthropic, Dario Amodei, a souligné l’insistance du Pentagone à supprimer une clause spécifique concernant « l’analyse des données acquises en masse », une expression qu’il considérait comme directement liée à leurs principales préoccupations. Il a également accusé le Pentagone et OpenAI de diffuser des informations trompeuses concernant les négociations.

(jw)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!

Plus