Principaux renseignements
- L’Inde investit 150 milliards de roupies (1,4 milliard d’euros) dans l’extension de ses infrastructures militaires dans les îles Andaman-et-Nicobar.
- Ce projet comprend la construction d’un nouvel aéroport pouvant accueillir de gros avions et l’allongement des pistes des aéroports existants.
- En renforçant sa présence à proximité du détroit de Malacca, l’Inde entend contrer l’influence croissante de la Chine dans la région.
L’Inde s’inquiète de l’influence croissante de la Chine dans l’océan Indien. C’est pourquoi le pays développe considérablement ses infrastructures militaires dans les îles Andaman-et-Nicobar. Ce projet, d’un coût de 150 milliards de roupies (1,4 milliard d’euros) et approuvé par le cabinet fédéral, comprend la construction d’un nouvel aéroport militaire sur l’île de Great Nicobar, à l’extrémité sud de l’archipel. L’aéroport est situé à environ quarante milles marins du détroit de Malacca, d’importance stratégique. Il est adapté aux gros avions et aux vols civils. La base devrait être opérationnelle dans environ trois ans.
Meilleure surveillance
Le projet prévoit également l’extension des pistes de deux aérodromes militaires existants dans l’archipel. L’un d’eux est situé sur une petite île au nord et est en cours de rénovation. Un autre aéroport dans la capitale Sri Vijaya Puram, l’ancienne Port Blair, bénéficiera d’une mise à niveau similaire.
Contrepoids aux ambitions chinoises
Cette décision stratégique permettra à l’Inde de renforcer ses capacités de surveillance dans la région. Cette extension offre une base pour le déploiement d’avions américains à long rayon d’action destinés à la surveillance maritime. L’Inde a récemment approuvé l’achat de six appareils supplémentaires de ce type. Ces ressources seront essentielles pour suivre les mouvements de la marine chinoise et sécuriser les câbles de communication sous-marins vitaux.
Cette évolution souligne le rôle croissant de l’Inde en tant que contrepoids régional aux ambitions de la Chine dans la région indo-pacifique. Le détroit de Malacca, par lequel transitent environ un tiers du commerce mondial et une part importante des importations énergétiques de la Chine, est devenu un point central de la concurrence géopolitique. En renforçant sa présence militaire dans la région, l’Inde vise à surveiller et éventuellement à influencer le trafic maritime entre l’océan Indien et la mer de Chine méridionale. (uv)
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