Instagram alerte les parents lorsque leurs adolescents recherchent des informations sur le suicide ou l’automutilation


Principaux renseignements

  • Instagram alertera les parents des comptes adolescents supervisés si leurs enfants recherchent de manière répétée des termes liés au suicide ou à l’automutilation.
  • Cette nouvelle fonctionnalité de sécurité fait suite à des poursuites judiciaires intentées contre Meta, la société mère d’Instagram.
  • Bien qu’elle nie les allégations d’addiction aux réseaux sociaux, Meta prend des mesures pour responsabiliser les parents et répondre aux préoccupations concernant la sécurité en ligne des adolescents.

Instagram a introduit une nouvelle fonctionnalité de sécurité pour les adolescents utilisant des comptes supervisés. Cette fonctionnalité alertera les parents si leurs adolescents recherchent de manière répétée des termes liés au suicide ou à l’automutilation. Cette annonce intervient à un moment crucial, alors que Meta, la société mère d’Instagram, fait face à des poursuites judiciaires concernant son impact sur les enfants.

Procès juridique contre Meta

Deux procès sont actuellement en cours aux États-Unis. L’un, à Los Angeles, examine si les plateformes de Meta rendent intentionnellement les mineurs dépendants et leur causent du tort. L’autre, au Nouveau-Mexique, vise à déterminer si Meta a suffisamment protégé les enfants contre l’exploitation sexuelle sur ses plateformes.

Les alertes ne seront envoyées qu’aux parents qui ont inscrit leurs adolescents au programme de supervision parentale d’Instagram. Parallèlement, Instagram bloque déjà l’affichage des contenus liés à l’automutilation dans les résultats de recherche des adolescents. La plateforme redirige en outre les utilisateurs vers des lignes d’assistance téléphonique pour garantir leur sécurité.

 Inquiétudes sur l’addiction aux réseaux sociaux

Des milliers de familles, des écoles et des gouvernements poursuivent Meta et d’autres géants du Web en justice. Ils affirment que ces plateformes piègent les utilisateurs et ne protègent pas les enfants contre les dangers. Ces contenus risqués peuvent en effet causer de la dépression, des troubles alimentaires ou pousser au suicide.

Mark Zuckerberg et les dirigeants de Meta rejettent ces accusations. Lors du procès à Los Angeles, le fondateur de l’entreprise a maintenu sa position. Il affirme que les preuves scientifiques ne montrent aucun lien clair entre les réseaux sociaux et les problèmes de santé mentale. Adam Mosseri, le patron d’Instagram, refuse également le mot addiction. Il compare plutôt une utilisation excessive de son application à une consommation trop élevée de télévision.

Impact de l’utilisation compulsive 

Bien que la dépendance aux réseaux sociaux ne soit pas officiellement reconnue comme un diagnostique par les psychologues, des recherches ont démontré les effets néfastes d’une utilisation compulsive chez les jeunes. Les législateurs du monde entier ont exprimé leurs préoccupations constantes concernant la nature addictive des réseaux sociaux.

Les nouvelles alertes d’Instagram seront envoyées par e-mail, SMS, WhatsApp ou notification sur le compte des parents, en fonction des coordonnées fournies. La supervision parentale nécessite toutefois le consentement de l’adolescent et du parent. Ces derniers doivent en effet envoyer une invitation via la plateforme pour activer le service. Les adolescents âgés de treize à dix-sept ans peuvent bénéficier de cette protection, avec par ailleurs un seul parent autorisé par compte. (uv)

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