Principaux renseignements
- Le ministre flamand de l’Environnement, Jo Brouns (cd&v), assure au public que l’eau potable en Flandre est sûre malgré les inquiétudes soulevées par les parlementaires.
- Bien qu’une limite temporairement plus élevée pour le triazole soit en vigueur en Flandre occidentale, elle reste inférieure aux normes sanitaires et Brouns promet des mesures de protection renforcées pour les sources d’eau potable.
Les parlementaires demandent instamment l’abandon de la norme triazole élevée, exprimant leurs inquiétudes quant aux effets potentiels à long terme sur la santé d’un « cocktail » de résidus de pesticides et de PFAS dans l’eau potable.
Les parlementaires ont fait part de leurs préoccupations concernant la qualité de l’eau potable en Flandre, ce qui a suscité une réponse du ministre de l’Environnement et de l’Agriculture, Jo Brouns (CD&V). Tout en reconnaissant les inquiétudes, en particulier en Flandre occidentale où des niveaux plus élevés de contaminants ont été détectés, Brouns a fermement déclaré que l’eau potable flamande est sûre et le restera. Il a souligné la surveillance continue exercée par le ministère de la Santé et les toxicologues, assurant qu’aucun risque pour la santé publique ne serait toléré.
Parlementaires font part de leurs inquiétudes
Les parlementaires Mieke Schauvliege (Verts), Hannes Anaf (Vooruit) et Eva Ryde (N-VA) ont interrogé Brouns sur les récents rapports concernant la qualité de l’eau potable. Ils ont notamment souligné la question des triazoles, résidus de pesticides fongicides, dont la concentration est actuellement autorisée à dix fois la norme européenne à Dixmude, Ypres et Harelbeke.
Bien que cette autorisation temporaire doive expirer à la fin de l’année, le projet de plan suggère de la prolonger. Cela a suscité l’inquiétude des parlementaires, qui ont exhorté Brouns à supprimer la norme élevée pour la Flandre occidentale dans son plan final sur l’eau potable.
Ministre défend la limite plus élevée pour les triazoles
Brouns a défendu la limite plus élevée pour les triazoles, affirmant qu’elle reste bien en dessous de la norme sanitaire et ne présente aucun danger pour la santé publique. Cependant, Schauvliege (Verts) a rétorqué que le problème va au-delà des triazoles.
Elle a souligné la présence de divers résidus de pesticides et de PFAS dans l’eau potable, créant un « cocktail » potentiellement nocif dont les effets à long terme sur la santé restent inconnus. Ryde (N-VA) a fait écho à ces préoccupations, exprimant son inquiétude quant à l’impact potentiel d’une exposition prolongée à cette combinaison de substances. Schauvliege a également mentionné les avertissements des toxicologues qui déconseillent d’utiliser l’eau du robinet pour préparer les préparations pour nourrissons en raison des contaminants résiduels.
Protection renforcée
En réponse à ces préoccupations, Brouns a réitéré son engagement à protéger la santé publique et a promis que son plan offrirait une protection renforcée des sources d’eau potable. Il a confirmé l’inclusion dans le plan d’un cadre visant à éliminer progressivement les substances préoccupantes et la mise en œuvre de normes de rejet pour les entreprises.
Brouns a conclu en soulignant l’objectif global du plan stratégique pour l’eau potable : assurer le bien-être de tous les citoyens flamands et garantir l’accès à une eau de haute qualité. Il a exprimé son intention de soumettre rapidement le plan finalisé au gouvernement.
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