Près de la moitié des Belges souhaitent interrompre plus souvent leur carrière

Les travailleurs belges ont besoin de plus de flexibilité dans leur carrière. Une enquête menée par l’assureur NN révèle que près de la moitié des personnes interrogées souhaitent consacrer plus de temps à leurs enfants, aux voyages ou à de nouvelles études au cours de leur carrière.


Principaux renseignements

  • 43 pour cent des Belges aimeraient interrompre leur carrière plus souvent. Chez les jeunes adultes, ce chiffre atteint même 53 pour cent.
  • Une pause dans la carrière ne doit pas nécessairement durer plusieurs mois. Six Belges sur dix sont par exemple intéressés par la semaine de travail de quatre jours.
  • L’enquête de NN révèle également que près de quatre travailleurs sur dix souhaitent travailler plus souvent à distance.

Dans l’actualité : pour la dernière édition du « Baromètre de la tranquillité financière », NN a interrogé 1 396 Belges, dont 200 indépendants et 100 indépendants à la retraite.

  • Cette enquête nous apprend que 43 pour cent des actifs souhaitent appuyer plus souvent sur le bouton pause au cours de leur vie professionnelle. Chez les jeunes adultes, ce chiffre atteint même 53 pour cent. Il s’agit ici de pauses pendant lesquelles le travail est complètement interrompu pendant une longue période.
  • « Nous devons oser nous détacher de l’idée qu’une carrière est une longue ligne droite. Les moments de ressourcement temporaires, les interruptions ou la flexibilité sont même essentiels pour rester actif plus longtemps », commente Colin Sanders, expert en longévité chez NN, à propos des résultats de l’enquête. « Il existe déjà certains modèles dont peuvent notamment bénéficier les salariés, tels que le crédit-temps, l’interruption de carrière et les congés thématiques comme le congé parental et le congé pour soins informels. »
  • NN ajoute qu’il n’est pas nécessaire pour tous les travailleurs de prendre plusieurs mois de pause consécutifs. De nombreux Belges (62 pour cent) sont par exemple intéressés par la semaine de quatre jours, qui consiste à travailler environ à temps plein quatre jours par semaine et à bénéficier ainsi d’un jour de congé supplémentaire sans perte d’heures de travail ni de salaire.

Télétravail

De plus, l’enquête menée par l’assureur révèle que le travail à distance gagne en popularité auprès des travailleurs.

  • Le nomadisme numérique, qui consiste à travailler à distance tout en voyageant, séduit 38 pour cent des travailleurs. Chez les jeunes adultes, c’est même le cas de 46 pour cent des répondants.
  • Le job swapping, qui consiste à échanger temporairement son poste avec un collègue ou une personne d’une autre organisation, semble intéresser près de 3 travailleurs sur 10 (29 pour cent).
  • « Une plus grande autonomie en matière de temps et de rythme permet d’économiser de l’énergie pendant les périodes chargées et de la réutiliser plus tard », explique Sanders. « C’est finalement l’un des principes les plus importants du modèle LangLeven : pouvoir se ressourcer plus souvent pour une carrière plus longue. Une carrière n’est pas un sprint vers la retraite, mais un marathon avec des moments de repos. »

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