Principaux renseignements
- La Suède a intercepté un bombardier russe escorté par des avions de combat au-dessus de l’espace aérien international de la mer Baltique.
- Cette interception témoigne de la vigilance et de la préparation de l’OTAN face à d’éventuelles incursions russes sur le territoire de l’alliance.
- Ces rencontres fréquentes témoignent de la tension croissante et de la nécessité de mettre en place des stratégies de désescalade prudentes dans la région de la mer Baltique.
Le 22 janvier 2026, des chasseurs suédois ont intercepté un bombardier russe Tu-22M au-dessus de la mer Baltique. L’appareil était escorté par deux avions de combat Su-35S. La rencontre a eu lieu dans l’espace aérien international dans le cadre des opérations de police aérienne de routine de l’OTAN.
Identification visuelle et filature
Les réseaux radar suédois ont détecté la formation russe qui approchait près de leur zone d’identification maritime. En réponse, des avions de chasse Saab JAS 39 Gripen ont été déployés. Leur objectif était d’identifier visuellement et de filer le vol russe.
Les forces armées suédoises ont confirmé que l’avion russe était resté dans l’espace aérien international pendant toute la durée de l’opération et n’avait pas pénétré dans l’espace aérien suédois ou celui de l’OTAN. Cette interception a été menée en étroite collaboration avec les unités de police aérienne de l’OTAN dans les États baltes.
Réaction systématique
Les vols de l’aviation russe à longue portée au-dessus de la mer Baltique déclenchent fréquemment des réponses de police aérienne de la part de la Suède et d’autres membres de l’OTAN. Ces missions assurent une surveillance continue des activités à proximité de l’espace aérien de l’alliance, permettant aux forces d’alerte rapide d’identifier et d’enregistrer les mouvements des avions.
Le bombardier Tu-22M est capable de transporter des missiles de croisière à longue portée et constitue un élément essentiel de la capacité de frappe à longue portée de la Russie. Les chasseurs Su-35S qui l’escortent assurent la supériorité aérienne et étendent la couverture des capteurs pour la formation de bombardiers.
Rôle de la Suède au sein de l’OTAN
Depuis son adhésion à l’OTAN en 2024, la Suède a accru sa participation aux missions de police aérienne de l’alliance. Les avions de combat suédois Gripen opèrent désormais aux côtés d’autres forces de réaction rapide de l’OTAN pour surveiller en permanence l’espace aérien au-dessus de la mer Baltique. Plusieurs types d’avions russes, notamment des plateformes de reconnaissance et des bombardiers à longue portée, ont été interceptés lors de missions précédentes.
Ces missions d’interception sont de nature défensive. Elles servent à identifier visuellement les avions qui approchent de l’espace aérien surveillé, afin de confirmer que les vols respectent les règles internationales d’utilisation de l’espace aérien. Les forces aériennes suédoises et de l’OTAN utilisent ces opérations pour recueillir des renseignements, maintenir leur état de préparation et respecter leurs engagements en matière de défense collective dans la région.
La nouvelle norme
L’importance de cette dernière interception ne réside pas tant dans le risque immédiat d’escalade que dans la normalisation des rencontres aériennes de haut niveau au-dessus d’une zone maritime limitée. Bien que la police aérienne de l’OTAN soit strictement défensive, elle nécessite des plateformes et des armes capables d’opérer au plus haut niveau au cas où une mission d’identification de routine dégénérerait en crise.
Les bombardiers russes sont escortés par des avions de combat modernes. En face, les forces européennes de réaction rapide disposent de capteurs et de missiles sophistiqués, tels que le Meteor. Associé à un réseau dense de radars et de centres de commandement, cela crée un environnement dans lequel toute erreur de calcul peut avoir des conséquences immédiates.
Intégration complète
Les forces armées suédoises ont réagi rapidement et de manière visible à la présence des Su-35S et des Tu-22M au-dessus de la mer Baltique. Elles ont ainsi démontré leur intégration complète dans le système de défense aérienne de l’OTAN. Elles ont envoyé un message clair : toute activité dans la région sera observée, enregistrée et contestée si nécessaire bien avant qu’elle ne puisse constituer une menace directe. (uv)
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