La crise de surpopulation carcérale en Belgique exacerbe le débat sur la libération anticipée


Principaux renseignements

  • Les prisons belges sont gravement surpeuplées, obligeant des centaines de détenus à dormir sur des matelas posés à même le sol.
  • La ministre de la Justice, Verlinden, propose d’étendre les dispositions relatives à la libération anticipée afin d’atténuer la crise du surpeuplement.

Le système pénitentiaire belge est confronté à une grave crise de surpopulation, avec 2 400 détenus de plus que le nombre de places disponibles. Environ 600 prisonniers sont contraints de dormir sur des matelas posés à même le sol, ce qui entraîne des conditions de vie déplorables pour les détenus et un environnement de travail difficile pour le personnel.

Un appel à une action urgente

La directrice générale de l’administration pénitentiaire, Mathilde Steenbergen, a lancé un appel à une action urgente dans une tribune publiée avant les vacances. Depuis novembre, le gouvernement De Wever peine à trouver un accord sur des mesures immédiates visant à alléger la pression.

La ministre de la Justice, Annelies Verlinden (CD&V), a proposé un plan en dix points intitulé « Mesures immédiates pour les condamnés » afin de remédier à la crise. Cette proposition élargit les dispositions relatives à la libération anticipée pour les détenus condamnés à une peine maximale de cinq ans, leur permettant de quitter la prison dix mois avant la fin de leur peine. C’est ce que rapporte De Standaard.

Extension de la libération anticipée

Verlinden estime que cette extension est essentielle pour lutter efficacement contre le problème de surpopulation. Son plan prévoit la libération immédiate de 250 à 300 prisonniers, ce qui réduirait de moitié le nombre de personnes dormant sur des matelas.

Cependant, la proposition de Verlinden se heurte à l’opposition du parti MR et de la N-VA. Ceux-ci s’inquiètent de la clémence perçue et estiment que d’autres solutions devraient être privilégiées avant d’envisager de nouvelles réductions de peine.

Solutions alternatives proposées

Une autre proposition, présentée par le Premier ministre De Wever, suggère d’utiliser des bracelets électroniques pour permettre à 1 300 condamnés à des peines de 18 mois de purger leur peine à domicile plutôt qu’en prison. Cette mesure vise à réduire l’afflux de nouveaux détenus, mais ne résout pas le problème actuel de surpopulation.

L’absence d’accord sur une solution a également bloqué d’autres dossiers gouvernementaux. Le CD&V a lié la résolution de la crise carcérale à la demande du MR de déployer du personnel militaire dans les rues de Bruxelles, ce qui complique encore la situation.

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