Principaux renseignements
- Le syndicat de Hyundai Motor s’oppose farouchement au projet du constructeur automobile de déployer des robots humanoïdes sans son consentement.
- Le syndicat estime que la mise en place de robots menace les emplois et privilégie les profits au détriment des moyens de subsistance des travailleurs.
- Des inquiétudes sont également soulevées concernant l’intérêt croissant de Hyundai pour la production aux États-Unis, qui pourrait compromettre la sécurité de l’emploi en Corée du Sud.
Le syndicat sud-coréen de Hyundai Motor a exprimé sa vive opposition au projet du constructeur automobile de déployer des robots humanoïdes sans l’accord préalable du syndicat. Il estime que l’introduction de ces robots entraînerait d’importantes pertes d’emplois. Malgré la présentation par Hyundai Motor Group de son robot humanoïde Atlas et ses plans ambitieux de fabriquer 30 000 unités par an d’ici 2028, en commençant par un déploiement dans son usine de Géorgie, le syndicat considère cette initiative comme une menace directe pour les moyens de subsistance des travailleurs.
Le syndicat exige un accord
Dans une lettre interne examinée par Reuters, le syndicat a fermement déclaré qu’aucun robot utilisant une nouvelle technologie ne serait autorisé sur le lieu de travail sans un accord formel entre les syndicats et la direction. Il accuse Hyundai de privilégier la maximisation des profits en remplaçant les travailleurs humains par des robots.
Le syndicat a également fait part de ses inquiétudes concernant l’accent croissant mis par Hyundai sur la production aux États-Unis. Il affirme que la nouvelle usine de Géorgie a déjà un impact négatif sur la production nationale et compromet la sécurité de l’emploi dans deux usines coréennes. Hyundai Motor, qui forme avec sa filiale Kia Corp le troisième constructeur automobile mondial en termes de ventes, vise à atteindre une capacité de production annuelle de 500 000 véhicules dans son usine de Géorgie d’ici 2028, dans le cadre d’une stratégie visant à contourner les droits de douane américains. Cependant, le syndicat considère cette décision comme préjudiciable aux travailleurs sud-coréens. Hyundai Motor n’a pas encore répondu publiquement aux préoccupations du syndicat.
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