TKMS cherche des investissements de plusieurs milliards pour sécuriser le contrat de sous-marins au Canada 


Principaux renseignements

  • TKMS recherche des investissements de plusieurs milliards auprès d’entreprises norvégiennes et allemandes pour son appel d’offres de sous-marins.
  • En reliant l’achat de sous-marins à des investissements à long terme, TKMS souhaite maximiser les retombées économiques pour le Canada, même après l’acquisition directe.

Thyssenkrupp Marine Systems (TKMS), constructeur de navires de guerre, recherche activement un important package d’investissements afin de renforcer son offre de 12 milliards de dollars (environ 10,2 milliards d’euros) pour l’appel d’offres canadien portant sur des sous-marins, rapporte Reuters.

Stratégie d’investissement

Afin de se démarquer de la proposition concurrente de la Corée du Sud, le PDG de TKMS, Oliver Burkhard, a révélé que la société était en pourparlers avec des entreprises norvégiennes et allemandes. Ces discussions visent à obtenir des investissements de plusieurs milliards de dollars dans divers secteurs cruciaux pour l’avenir économique du Canada, notamment les terres rares, l’exploitation minière, l’intelligence artificielle et la production de batteries pour l’industrie automobile.

Cette stratégie d’investissement illustre la volonté de TKMS de remporter le contrat après avoir été présélectionnée l’année dernière aux côtés de la société sud-coréenne Hanwha Ocean. Cette initiative souligne l’importance croissante accordée par l’Allemagne au renforcement des partenariats de défense dans un contexte de tensions mondiales croissantes. Cela inclut les préoccupations liées aux revendications territoriales des États-Unis au Groenland, aux nouveaux droits de douane potentiels sur les alliés européens et à la guerre en cours menée par la Russie en Ukraine.

Au-delà du contrat de sous-marins

Burkhard a souligné que le programme d’investissement va bien au-delà du contrat de sous-marins lui-même. Si la commande de sous-marins est estimée à plus de 10 milliards d’euros, certaines sources indiquent que le montant total pourrait être nettement plus élevé en fonction des engagements d’investissement d’autres secteurs.

TKMS, reconnu comme le plus grand constructeur mondial de sous-marins non nucléaires et responsable d’environ 70 pour cent de la flotte de sous-marins conventionnels de l’OTAN, vise à présenter un programme économique complet pour convaincre le gouvernement canadien. La société explore actuellement les possibilités d’investissement avec des partenaires au Canada pour les 30 prochaines années, en intégrant ces engagements comme « obligations de compensation » dans le cadre de l’accord global.

Maximiser les avantages économiques

Le Canada, avec son vaste littoral, a clairement exprimé son intention de maximiser les avantages économiques grâce à son programme d’acquisition de sous-marins. Burkhard prévoit de réaliser de nouveaux progrès lors de sa visite au Canada en mars et s’attend à une décision finale du gouvernement canadien en 2026. Il a confirmé que les ministères allemands de l’Économie et de la Défense participaient activement à les discussions.

Le ministère canadien de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique a réitéré son engagement à veiller à ce que tous les achats dans le domaine de la défense soient conformes aux intérêts nationaux et militaires tout en apportant des avantages économiques tangibles au Canada. (jv)

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