La différence entre l’absentéisme pour cause de maladie dans le secteur des soins de santé et dans d’autres secteurs n’a jamais été aussi faible ces dernières années

Dans le secteur des soins de santé, l’absentéisme pour cause de maladie est traditionnellement beaucoup plus élevé que dans d’autres secteurs, mais cet écart est en train de se réduire. C’est ce qui ressort d’une analyse réalisée par le prestataire de services RH Acerta. « Cette réduction de l’écart est en partie due à des mesures de précaution plus strictes et à des initiatives durables en matière de bien-être mises en place depuis la pandémie de coronavirus », explique Kristel Minten, experte en bien-être chez Acerta.


Principaux renseignements

  • L’absentéisme de courte durée dans le secteur des soins de santé a atteint son niveau le plus bas depuis quatre ans.
  • L’absentéisme de courte durée a également diminué dans les autres secteurs, mais dans une moindre mesure. Ainsi, l’écart en matière d’absentéisme a été réduit de moitié depuis 2022.
  • « Le secteur des soins de santé est traditionnellement plus touché par l’absentéisme de courte durée que les autres secteurs, en raison du risque accru de contagion, de la charge physique du travail et des possibilités limitées de télétravail », explique Mme Minten.

Dans l’actualité : l’absentéisme de courte durée, c’est-à-dire lorsqu’un employé est malade pendant moins de trente jours, dans le secteur des soins de santé est à son niveau le plus bas depuis quatre ans. C’est ce que révèle une analyse d’Acerta basée sur les données de plus de 500 000 employés.

  • Alors qu’en 2022, environ 3,30 pour cent du temps de travail était encore perdu pour cause de maladie, en 2025, ce chiffre était en moyenne de 2,78 pour cent des heures travaillables.
    • Dans d’autres secteurs également, l’absentéisme pour cause de maladie a diminué au cours de la même période, mais à un rythme moins rapide, passant de 2,81 pour cent à 2,59 pour cent.
  • La diminution plus rapide de l’absentéisme de courte durée dans le secteur des soins de santé réduit également l’écart avec les autres secteurs. En 2022, le secteur des soins de santé comptait 17,50 pour cent de jours d’absentéisme pour cause de maladie de plus que les autres secteurs. Aujourd’hui, cet écart a été réduit à 7,50 pour cent, soit une baisse de plus de moitié.
  • Le nombre de travailleurs ayant pris au moins un jour de congé maladie de courte durée a également fortement diminué ces dernières années. L’écart avec les autres secteurs est passé de 48,7 pour cent à 27,1 pour cent entre 2022 et 2025.
    • Cela s’explique par le fait que, dans tous les secteurs, le nombre de travailleurs ayant pris au moins un jour de congé maladie a augmenté ces dernières années. Dans le secteur des soins de santé, ce nombre a légèrement diminué.

Risque de contagion plus élevé dans le secteur des soins de santé

Explication : pourquoi l’absentéisme pour cause de maladie est-il plus fréquent dans le secteur des soins de santé ?

  • « Le secteur des soins de santé est traditionnellement plus touché par l’absentéisme de courte durée que les autres secteurs, en raison du risque de contagion plus élevé, de la charge physique du travail et des possibilités limitées de télétravail », explique Minten.
  • Selon l’experte, l’écart en matière d’absentéisme entre le secteur des soins de santé et les autres secteurs se réduit, notamment grâce à des mesures de précaution plus strictes et à des initiatives permanentes en faveur du bien-être depuis la pandémie de coronavirus.
    • « Les innovations technologiques jouent également un rôle : l’IA aide les organisations à optimiser leur personnel et réduit ainsi la charge émotionnelle et le stress liés à l’imprévisibilité. Les employeurs qui utilisent l’IA comme alliée pour améliorer le bien-être en récoltent les fruits, surtout lorsqu’ils impliquent activement leurs employés, ce qui, selon les études, offre une valeur ajoutée évidente », ajoute-t-elle.

Nouvelle législation contre l’absentéisme pour cause de maladie

Pour rappel, une nouvelle législation sur l’absentéisme pour cause de maladie est en vigueur depuis le début de l’année. La nouvelle loi vise à aider les personnes en arrêt maladie (de longue durée) à reprendre le travail.

  • Cette loi oblige notamment les employeurs à faire appel au médecin du travail dès la huitième semaine de maladie pour une première évaluation. Pour les grandes organisations (20 salariés ou plus), une procédure formelle dans les six mois est désormais la norme.
  • Les salariés sont également tenus d’adopter une attitude plus active : ceux qui ignorent de manière répétée les convocations du médecin du travail s’exposent désormais à des conséquences directes sur leurs allocations.
  • L’année dernière, 10,10 pour cent du temps de travail a été perdu, selon une analyse récente des données salariales de plus de 100 000 travailleurs réalisée par Attentia. Le taux d’absentéisme est donc légèrement inférieur à celui de l’année record 2024 (10,31 pour cent).

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