Principaux renseignements
- Gazprom Neft accepte provisoirement de vendre sa participation majoritaire dans la plus grande compagnie pétrolière serbe, NIS, au groupe hongrois MOL.
- Cette vente vise à contourner les sanctions américaines qui ont perturbé les activités de NIS, notamment la fermeture de la seule raffinerie de pétrole de Serbie.
- La Serbie cherche à renforcer son contrôle sur NIS en augmentant sa propre participation, tandis que MOL s’engage à poursuivre l’exploitation de la raffinerie cruciale de Pancevo.
Le ministre serbe de l’Énergie a annoncé que Gazprom Neft, l’actionnaire majoritaire russe de la plus grande compagnie pétrolière serbe, avait provisoirement accepté de vendre sa participation au groupe hongrois MOL. Cet accord intervient alors que la société cherche à éviter de nouvelles perturbations causées par les sanctions américaines.
La vente en attente doit être approuvée par le gouvernement américain. Les sanctions imposées à NIS ont contraint la seule raffinerie de pétrole de Serbie à fermer début décembre, ce qui a eu un impact sur l’approvisionnement en carburant du pays. Une dérogation temporaire a permis à la raffinerie de reprendre ses activités, mais les négociations en vue d’une solution permanente se poursuivent.
La Serbie cherche à renforcer son contrôle
La Serbie s’efforce également d’augmenter sa participation dans NIS, dans le but de renforcer son contrôle sur la prise de décision. MOL s’est engagé à poursuivre l’exploitation de la raffinerie de Pancevo, apaisant ainsi les craintes concernant sa fermeture potentielle.
La compagnie pétrolière nationale d’Abu Dhabi participe également aux discussions en tant qu’actionnaire minoritaire potentiel. MOL a exprimé son engagement à renforcer la sécurité énergétique en Serbie et dans la région. Le gouvernement hongrois a salué cet accord et s’est engagé à soutenir MOL tout au long du processus.
Gazprom a acquis une participation majoritaire dans NIS en 2008, investissant depuis lors des milliards d’euros dans la société. Actuellement, Gazprom Neft détient 45 pour cent de NIS, qui fait l’objet de sanctions américaines. En septembre dernier, Gazprom a transféré sa participation restante de 11,3 pour cent à sa filiale Intelligence.
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