Le ministre Verlinden examine la possibilité de faire appel à des agents de sécurité privés pour pallier le manque de personnel dans les prisons.


Principaux renseignements

  • Les prisons belges sont confrontées à une grave surpopulation et à une pénurie critique d’agents pénitentiaires.
  • Les syndicats s’opposent au recours à des sociétés de sécurité privées dans les prisons, invoquant des risques pour la sécurité et une formation insuffisante.
  • La ministre de la Justice, Annelies Verlinden, explore des solutions telles que le recrutement international et l’assouplissement des exigences en matière de formation pour remédier à la crise du personnel.

Les prisons belges sont confrontées à une grave surpopulation et à une pénurie persistante d’agents pénitentiaires, appelés « cipiers ». Cette situation a incité la ministre de la Justice, Annelies Verlinden, à envisager plusieurs solutions non conventionnelles pour remédier à la crise du personnel.

Opposition des syndicats

L’une des propositions consiste à faire appel à des sociétés de sécurité privées pour assurer certaines tâches de sécurité sans contact au sein des prisons. Ces tâches pourraient inclure l’accueil et la surveillance des caméras de sécurité. Cependant, cette idée s’est heurtée à une forte opposition de la part des syndicats de cipiers. Ceux-ci font valoir que le recours à du personnel de sécurité privé dans un environnement carcéral présente des risques importants pour la sécurité et soulève des questions juridiques.

Les syndicats soulignent la complexité des protocoles de sécurité dans les prisons et la nécessité d’une connaissance et d’une formation approfondies. Ils remettent également en question la fiabilité des sociétés de sécurité privées, invoquant le taux de rotation élevé du personnel.

Pression pour recruter

Pour aggraver encore la situation, l’ouverture imminente d’une nouvelle prison à Anvers a accru la pression pour recruter du personnel supplémentaire. Les syndicats avaient précédemment averti le ministère de la Justice de l’urgence de lancer des campagnes de recrutement bien avant l’ouverture du nouvel établissement.

Afin de relever ces défis, Verlinden explore différentes options. Elle prévoit de renforcer l’équipe de recrutement des services pénitentiaires et d’étudier la possibilité d’assouplir les exigences en matière de formation pour certains postes. Actuellement, les candidats doivent être titulaires d’un diplôme de l’enseignement secondaire supérieur ou d’une qualification équivalente.

Rechercher des solutions au-delà des frontières

Verlinden examine également la possibilité de recruter du personnel dans d’autres États membres de l’UE. Cependant, les syndicats sont sceptiques quant à l’efficacité de ces mesures. Ils estiment qu’améliorer le statut et l’attractivité de la profession de cipier serait une solution plus durable.

Le ministère de la Justice soutient que ces propositions visent à garantir l’objectif du gouvernement d’augmenter la capacité carcérale au cours de cette législature. Verlinden souligne l’importance d’attirer des personnes qualifiées tout en accordant la priorité à la qualité des profils pour le personnel pénitentiaire.

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