Principaux renseignements
- Le président turc Recep Tayyip Erdoğan souhaite approfondir les liens avec la Somalie par le biais de forages pétroliers en mer et d’un projet de construction d’un port spatial.
- La reconnaissance du Somaliland par Israël a tendu les relations internationales, suscitant la condamnation de la Turquie et de la Somalie.
- Les dirigeants somaliens considèrent l’action d’Israël comme une violation du droit international et mettent en garde contre une instabilité potentielle dans la région.
Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a annoncé des plans ambitieux pour l’engagement de la Turquie en Somalie. Les plans comprennent le début des opérations de forage pétrolier au large des côtes somaliennes à l’aide d’un navire de forage en eau profonde nouvellement acquis, baptisé « Cagri Bey », et la construction d’un port spatial axé sur la technologie des satellites en 2026.
L’annonce d’Erdoğan fait suite à la reconnaissance par Israël du Somaliland, une région autoproclamée indépendante qui s’est détachée de la Somalie en 1991. Cette décision a suscité des critiques de la part de la Turquie et de la Somalie.
Reconnaissance de Somaliland
Lors d’une conférence de presse conjointe avec le président somalien Hassan Sheikh Mohamud à Istanbul, Erdoğan a condamné l’action d’Israël comme une tentative de déstabilisation de la Corne de l’Afrique. Il a souligné l’engagement indéfectible de la Turquie en faveur de l’unité et de l’intégrité territoriale de la Somalie, jugeant illégitime et inacceptable la reconnaissance du Somaliland par Israël.
Mohamud a fait écho aux sentiments d’Erdoğan, qualifiant la position de Netanyahu à l’égard de la Somalie d' »agressive » et sa reconnaissance du Somaliland de violation flagrante du droit international. Il a averti que cette action pourrait conduire à une augmentation de l’insécurité et de l’instabilité en Somalie et dans l’ensemble de la région africaine.
Gaza
Les relations tendues entre la Turquie et Israël découlent de plusieurs désaccords de longue date, notamment en ce qui concerne le conflit israélo-palestinien et les restrictions imposées par Israël à l’aide humanitaire entrant dans la bande de Gaza. (uv)
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