Principaux renseignements
- L’exercice physique régulier réduit considérablement le risque de mortalité lié à des causes telles que le cancer et les maladies cardiaques.
- Cet effet protecteur s’affaiblit dans les zones où les niveaux de particules fines sont élevés.
- Les individus peuvent atténuer les effets négatifs de la pollution de l’air en vérifiant les niveaux de pollution, en choisissant des itinéraires plus propres pour faire de l’exercice et en adaptant l’intensité de l’entraînement les jours de pollution.
Une étude récente publiée dans BMC Medicine révèle une relation préoccupante entre la pollution de l’air et les bienfaits de l’exercice physique pour la santé. Alors que l’on sait qu’une activité physique régulière réduit le risque de décès, en particulier par cancer et maladie cardiaque, cette protection diminue considérablement dans les zones où les niveaux de pollution atmosphérique sont élevés.
L’impact sur les bénéfices de l’exercice physique
Les chercheurs ont analysé les données de plus de 1,5 million d’adultes dans cinq pays, en suivant leur santé pendant plus de dix ans. Ils se sont concentrés sur les particules fines (PM2,5), des particules microscopiques qui peuvent pénétrer profondément dans le corps et avoir un impact négatif sur des organes comme le cœur et les poumons.
Les personnes qui pratiquent au moins 2,5 heures d’exercice physique modéré à vigoureux par semaine ont vu leur risque de décès diminuer de 30 pour cent par rapport aux personnes moins actives. Toutefois, cet effet protecteur s’est considérablement affaibli dans les zones où les niveaux de PM2,5 sont supérieurs à 25 microgrammes par mètre cube d’air (μg/m³). Dans ces régions très polluées, la réduction du risque pour les individus actifs est tombée à seulement 12-15 pour cent.
Importance de la sensibilisation à la qualité de l’air
Les résultats de l’étude mettent en évidence les effets néfastes de la pollution atmosphérique sur la santé publique, même si l’on choisit un mode de vie sain comme l’exercice physique. Les experts soulignent que si l’exercice en plein air reste bénéfique, il est essentiel de tenir compte de la qualité de l’air. Vérifier les niveaux de pollution, choisir des itinéraires plus propres et adapter l’intensité de l’entraînement les jours de pollution peut contribuer à maximiser les bienfaits de l’exercice pour la santé.
L’étude reconnaît ses limites, notamment le fait qu’elle se concentre sur les pays riches où la pollution de l’air peut être moins grave que dans les régions à faible revenu. En outre, les données sur la qualité de l’air intérieur et le régime alimentaire n’étaient pas disponibles, ce qui pourrait influencer les résultats. Néanmoins, les chercheurs ont contrôlé des facteurs tels que le revenu, l’éducation, le tabagisme et les antécédents de santé, ce qui renforce la validité des résultats.
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