Principaux renseignements
- L’agence de renseignement canadienne, le SCRS, signale une augmentation des activités de renseignement russes et chinoises dans l’Arctique canadien et met en garde contre leur intérêt pour les informations gouvernementales et commerciales.
- Le Canada investit 1 milliard de dollars canadiens (environ 613,3 millions d’euros) dans les infrastructures arctiques, notamment les brise-glaces, les aéroports et les ports maritimes.
- Le SCRS a déjoué les tentatives russes d’utiliser abusivement la technologie canadienne.
L’agence d’espionnage canadienne, le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), signale une augmentation des activités de renseignement menées par la Russie et la Chine dans la région arctique. Le directeur Dan Rogers a souligné cette préoccupation dans son discours annuel sur les menaces pesant sur le Canada, en soulignant que ces deux pays s’intéressaient de près aux informations détenues par le gouvernement canadien et le secteur privé.
Territoire arctique
Cette reprise d’activité résulte de la reconnaissance par le Canada de l’importance stratégique de son territoire arctique, qui dispose de voies navigables et de riches gisements de minéraux essentiels. Afin de renforcer sa présence dans la région, le Canada investit dans de nouvelles infrastructures, notamment des brise-glaces lourds et éventuellement une flotte de sous-marins de patrouille. Le dernier budget fédéral prévoit 1 milliard de dollars canadiens (environ 613,3 millions d’euros) pour le développement des infrastructures arctiques, en mettant l’accent sur des projets tels que les aéroports et les ports maritimes.
En outre, la ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, a plaidé en faveur d’une plus grande implication de l’OTAN dans la région arctique.
Espionnage russe et chinois
Dans son discours, Rogers a révélé que le SCRS avait réussi à déjouer les tentatives russes d’acquérir illégalement des biens et des technologies canadiens destinés à être utilisés dans la guerre en Ukraine. L’agence a mis en garde les entreprises canadiennes contre des sociétés écrans basées en Europe et liées à des agents russes. Rogers a également déclaré que des espions chinois tentaient de recruter des Canadiens en leur offrant des informations précieuses et une expertise militaire.
Menaces iraniennes
Outre les menaces provenant de Chine et de Russie, Rogers a déclaré que le SCRS était intervenu pour déjouer des menaces potentiellement mortelles contre des dissidents iraniens au Canada. Il s’agit de la première confirmation publique d’une telle action de la part de l’agence.
Bien que le SCRS ait déjà reconnu avoir enquêté sur des menaces iraniennes, il n’avait pas divulgué de détails spécifiques sur ses actions. Rogers a souligné que l’agence s’engageait à lutter contre les services de renseignement iraniens et leurs mandataires, qui ciblent les personnes considérées comme une menace par le régime iranien. (fc)
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