Depuis Copenhague, le Premier ministre Bart De Wever (N-VA) a réagi avec une irritation visible à la proposition de son partenaire de coalition Vooruit d’introduire un impôt sur les millionnaires. Bien qu’il ait refusé de répondre sur le fond, il a reproché à des présidents de parti tels que Conner Rousseau de « laisser leur idéologie s’exprimer dans les médias » pendant les négociations budgétaires en cours.
Principaux renseignements
- Bart De Wever (N-VA) a réagi pour la première fois à la proposition de son partenaire de coalition Vooruit d’introduire un impôt sur la fortune.
- Le Premier ministre n’a pas souhaité commenter le fond de la proposition, mais a reproché à ses partenaires de mener les négociations dans les médias.
- De Wever a également réitéré la nécessité de réaliser des économies substantielles lors des négociations budgétaires.
« Ils savent que cela ne fait que me compliquer la vie, mais ce n’est pas leur problème, c’est le mien », a déclaré De Wever à VRT NWS à l’issue du sommet européen. Il a qualifié d’« idiot » le fait de commenter publiquement les propositions des autres lors des négociations.
Le président du parti Vooruit, Conner Rousseau, a lancé mercredi dans plusieurs médias la proposition d’un impôt sur la fortune. Concrètement, le plan propose un impôt progressif. Les fortunes comprises entre un et deux millions d’euros seraient imposées à 0,30 pour cent, celles comprises entre deux et trois millions à 0,45 pour cent et celles supérieures à trois millions d’euros à 0,60 pour cent.
« Effort sérieux »
Le Premier ministre a toutefois réitéré la gravité de la situation budgétaire. Il a souligné qu’un « effort sérieux » était nécessaire, car la dette et le déficit sont trop élevés.

