Principaux renseignements
- Les responsables américains cherchent à renforcer la flotte commerciale américaine et à réduire la dépendance à l’égard des navires et des ports étrangers.
- Les investissements chinois dans les ports du monde entier, tels que le Pirée en Grèce et Kingston en Jamaïque, suscitent des inquiétudes quant à l’espionnage, aux avantages militaires et aux perturbations de la chaîne d’approvisionnement.
Les États-Unis déploient des efforts considérables pour réduire l’influence de la Chine sur les ports mondiaux. Cette initiative vise à placer davantage de terminaux portuaires stratégiques sous le contrôle de l’Occident.
Inquiétudes concernant la flotte américaine
L’une des principales préoccupations de l’administration américaine est la vulnérabilité perçue de la flotte commerciale américaine. Les responsables estiment qu’elle n’a pas la capacité de soutenir efficacement la logistique militaire en temps de guerre et que la dépendance du pays à l’égard des navires et des ports étrangers est excessive.
Pour remédier à cette situation, la Maison Blanche envisage diverses options, notamment le soutien à des entreprises privées américaines ou occidentales pour qu’elles acquièrent des participations chinoises dans des ports clés du monde entier.
L’examen minutieux des participations maritimes chinoises
Au-delà du Panama, les fonctionnaires et les législateurs américains examinent de près les infrastructures maritimes chinoises détenues dans des pays comme la Grèce, l’Espagne, les Caraïbes et même les ports de la côte ouest des États-Unis. Ils s’inquiètent de la possibilité pour la Chine de tirer parti de son contrôle sur ces actifs à des fins d’espionnage, d’avantage militaire ou de perturbation des chaînes d’approvisionnement en cas de crise géopolitique.
La Chine soutient que ses investissements portuaires s’inscrivent dans un cadre juridique international et nie toute intention malveillante.
Contrôles supplémentaires au Pirée et en Jamaïque
Le Pirée, en Grèce, est un port spécifique qui fait l’objet d’un examen minutieux. COSCO, un important conglomérat chinois de transport maritime et portuaire, y détient une participation substantielle. Certains investisseurs chinois impliqués dans le transport maritime grec se sont inquiétés d’un éventuel ciblage des opérations de COSCO en Grèce.
Par ailleurs, le ministère américain de la défense a déjà inscrit COSCO sur sa liste noire en raison de ses liens présumés avec l’armée chinoise. Par ailleurs, les investissements chinois dans le terminal jamaïcain de Kingston, plaque tournante du transbordement dans les Caraïbes, ont suscité des inquiétudes. Entre-temps, les États-Unis ont également pris des mesures pour renforcer leur propre présence maritime. (jv)

