Selon une enquête menée par SD Worx, 40 % des salariés belges ne sont pas motivés à acquérir de nouvelles compétences. Le prestataire de services RH met en garde contre une perte de potentiel humain.
Principaux renseignements
- 40 pour cent des travailleurs belges ne sont pas motivés pour acquérir de nouvelles compétences, ce qui, selon SD Worx, peut entraîner une perte de potentiel humain.
- La mobilité interne ne se passe pas sans heurts pour tout le monde : seul 1 salarié sur 3 trouve facile d’explorer de nouveaux rôles ou projets, tandis que près de la moitié des salariés estime que son talent est pleinement exploité dans son rôle actuel.
- La planification des effectifs reste une priorité pour les RH : la moitié des managers la considère comme importante et 38 pour cent lui accordent une priorité moyenne.
À la une : Avec l’avènement de l’IA, il est plus important que jamais de perfectionner nos compétences. Tôt ou tard, beaucoup devront apprendre à travailler avec cette nouvelle technologie, ou s’y mettent déjà aujourd’hui. Pourtant, tous les travailleurs belges ne sont pas impatients de perfectionner leurs compétences. C’est le cas de 40 pour cent de nos compatriotes.
- Cela signifie qu’une majorité de Belges souhaite se former pour évoluer dans son travail. Près de la moitié (47 pour cent) se sent encouragée et soutenue dans cette démarche, mais un sur cinq ne partage pas ce sentiment.
- Jan Laurijssen, évangéliste RH chez SD Worx, met en garde contre une perte de potentiel humain lorsqu’une partie des collaborateurs n’est pas motivée pour acquérir de nouvelles compétences. « En Belgique, il existe un « fossé de formation » : 29 pour cent des personnes ne sont pas encore convaincues de la nécessité de se former, et 11 pour cent ne sont pas intéressées par l’apprentissage. C’est d’autant plus important que la plupart des employeurs ont déjà une vision claire des compétences dont ils auront besoin dans les 2 à 3 prochaines années », explique-t-il.
- La majorité des professionnels des ressources humaines (56 pour cent) ont déjà une vision claire des compétences dont leur organisation aura besoin. Pourtant, 1 employeur belge sur 7 (14 pour cent) n’en a pas encore, et 30 pour cent restent dans le doute.
La mobilité interne n’est pas aussi facile pour tous les employés
Zoom : selon l’enquête de SD Worx, il n’est pas aussi facile pour tous les employés d’explorer les emplois, les fonctions ou les projets internes qui correspondent à leurs compétences et à leurs intérêts.
- Un sur trois trouve la mobilité interne facile, tandis que 30 pour cent trouvent justement difficile d’accéder à de telles opportunités.
- Près de la moitié des travailleurs belges (44 pour cent) ont le sentiment que leur talent et leur potentiel sont pleinement exploités dans leur fonction actuelle. Près d’un quart (23 pour cent) indiquent que leur potentiel n’est pas pleinement exploité. Pourtant, 1 sur 3 (35 pour cent) voit des opportunités d’évolution ou de changement de fonction au sein de l’organisation.
- « Les organisations doivent réfléchir sérieusement à la manière dont elles déploient l’ensemble de leurs effectifs, aujourd’hui et à l’avenir », remarque Laurijssen. « Cela commence par une bonne compréhension des tâches, des compétences des collaborateurs et du contexte plus large dans lequel les équipes travaillent ensemble. Pour cela, les RH doivent également collaborer avec d’autres départements, tels que l’informatique, la finance et les opérations. »
La planification des effectifs, une priorité en 2026
Autre point : pour déployer les collaborateurs de la manière la plus efficace possible, il est important de disposer d’une bonne planification des effectifs. Pour la moitié des responsables RH, c’est donc une priorité pour cette année.
- Pour 38 pour cent d’entre eux, cela figure en tant que priorité moyenne sur leur liste de tâches. Seuls 12 pour cent placent cette question en bas de leur liste de priorités.
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