X prend des mesures contre le générateur d’images IA Grok


Principaux renseignements

  • X a introduit une nouvelle technologie pour lutter contre la capacité de Grok à générer des images révélatrices d’individus sans leur consentement.
  • Les inquiétudes concernant le potentiel d’utilisation abusive de Grok, notamment la création d’images à caractère sexuel non consenties, ont déclenché des enquêtes au Royaume-Uni et aux États-Unis.
  • Elon Musk a défendu Grok tout en reconnaissant ses vulnérabilités potentielles et en promettant des solutions rapides à tout problème émergent.

La plateforme X d’Elon Musk a annoncé de nouvelles mesures technologiques visant à empêcher l’outil d’IA Grok de générer des images révélatrices de personnes réelles. Cette décision fait suite à de nombreuses critiques au Royaume-Uni et aux États-Unis concernant les capacités d’édition d’images de Grok.

Inquiétudes croissantes

Des responsables du gouvernement britannique, dont Sir Keir Starmer, ont condamné Grok pour sa capacité à créer des images sexualisées non consensuelles, les qualifiant de « dégoûtantes » et « honteuses ». L’autorité de régulation des médias, l’Ofcom, a ouvert une enquête sur cette affaire. Ajoutant à la pression, la Californie a annoncé une enquête au niveau de l’État sur la génération d’images sexualisées par Grok, y compris celles pouvant impliquer des mineurs.

Sir Keir Starmer a laissé entendre que X allait prendre des mesures imminentes lors d’une session parlementaire, déclarant qu’il avait été informé des efforts de la plateforme pour garantir la conformité légale au Royaume-Uni. Tout en se félicitant de cette évolution, il a souligné l’engagement du gouvernement à prendre des mesures supplémentaires si nécessaire.

Réponse de X

La controverse autour de Grok a exposé X, anciennement connu sous le nom de Twitter et racheté par Elon Musk en 2022, à des amendes, voire à une interdiction au Royaume-Uni. Musk, qui possède également SpaceX et Tesla, a défendu Grok, affirmant que la plateforme ne générait que des images basées sur les demandes des utilisateurs et respectait toutes les lois applicables. Il a reconnu la possibilité que des problèmes imprévus surviennent en raison de piratages malveillants, mais a assuré aux utilisateurs que tout problème de ce type serait rapidement résolu.

Auparavant, X avait tenté d’atténuer la controverse en limitant les capacités de création et d’édition d’images aux abonnés payants. Cette décision a été critiquée par la secrétaire à la Technologie, Liz Kendall, qui l’a qualifiée d’« abus de monétisation ». Elle a confirmé le soutien du gouvernement à l’Ofcom pour prendre les mesures appropriées à l’encontre de X.

Conséquences potentielles

En vertu de la loi sur la sécurité en ligne, les plateformes en ligne sont tenues d’empêcher l’hébergement de contenus illégaux. En cas de non-conformité, X s’expose à des amendes pouvant atteindre 10 pour cent de son chiffre d’affaires mondial ou 18 millions de livres sterling. Dans les cas graves, l’Ofcom peut demander l’autorisation du tribunal pour bloquer entièrement la plateforme.

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