Voici le ‘Frankenburger’, le steak de viande synthétique financé par Google

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En début de semaine, à Londres, deux volontaires ont été les premiers à goûter le hamburger de viande synthétique financé par la firme de Mountain View, Google, à 250.000 euros, rapporte le site spécialisé ZDNet qui cite un article de The Guardian.

Cet hamburger synthétique, surnommé le « Frankenburger », a été élaboré dans le laboratoire de l’université de Maastricht en trois mois à base de cellules souches de boeuf. En septembre 2011, un expert de physiologie de cette université, Mark Post, avait annoncé son projet de développer avec son équipe une viande de synthèse.

« Je m’attendais à ce que la texture soit plus souple »

Hanni Rützler, spécialiste de la science nutritionnelle et des tendances alimentaires s’est chargée de la dégustation. Son verdict : la viande synthétique est très maigre et manque donc de jutosité. Par ailleurs, l’experte a constaté un léger manque de moelleux. Rützler a cependant expliqué que si elle avait fermé les yeux, elle aurait facilement imaginé une viande traditionnelle plutôt qu’un substitut végétal.

Les 20.000 fibres de muscles ont été cultivées en laboratoire, pressées ensemble, colorées avec du jus de betterave et assaisonnées de safran afin de donner une couleur rouge au « Frankenburger » qui aurait eu un aspect naturel gris sans ces modifications. Le célèbre chef Richard McGeown du restaurant Couch’s Great House à Polperro au Royaume-Uni a conseillé le professeur Mark Post lors de l’élaboration de la viande synthétique et s’est également chargé de la cuisson. McGeown a expliqué que ce steak était convenable d’un point de vue aromatique et d’un aspect attrayant.

Ce projet a été financé à hauteur de 250.000 euros par Google via son cofondateur, Sergey Brin. Brin, motivé par l’idée de mettre au point un substitut qui permettra d’éviter les abattages d’animaux, a déclaré, dans un film pour marquer le test de dégustation du burger, que les gens avaient une image erronée de la production moderne de viande, qu’ils s’imaginaient des fermes « impeccables », comprenant seulement quelques animaux. « Quand vous voyez comment ces vaches sont traitées, c’est certainement quelque chose qui ne me met pas à l’aise ».