Principaux renseignements
- Les ventes d’automobiles aux États-Unis ont connu une croissance modeste en 2025 malgré les perturbations de la chaîne d’approvisionnement et la fluctuation des droits de douane.
- La demande des consommateurs pour les camions à essence, les SUV et les véhicules hybrides a alimenté la croissance inattendue.
- L’accessibilité reste une préoccupation majeure, le prix moyen des transactions atteignant 47 104 dollars (40 372 euros) en décembre 2025.
Malgré les nombreux défis auxquels elles sont confrontées, notamment les perturbations de la chaîne d’approvisionnement, la fluctuation des tarifs douaniers et la suppression des crédits d’impôt pour les véhicules électriques, les ventes d’automobiles aux États-Unis ont connu une croissance modeste en 2025. Les analystes estiment que les ventes ont augmenté d’environ 2 pour cent, grâce à la demande des consommateurs pour des camions à essence, des SUV et des véhicules hybrides.
Croissance inattendue
La croissance inattendue s’est produite au cours d’une période de forte agitation au sein de l’industrie automobile. Des facteurs tels que des droits de douane imprévisibles et des inquiétudes concernant la hausse des prix des véhicules ont encouragé certains acheteurs à faire des achats avant que les réglementations n’aient un impact potentiel sur l’accessibilité financière. Toutefois, les analystes préviennent qu’il pourrait être difficile de maintenir cette croissance en 2026 en raison de l’incertitude économique et des coûts liés aux tarifs douaniers.
Bien que les droits de douane n’aient pas eu d’incidence significative sur les prix globaux des véhicules, l’accessibilité financière reste un obstacle majeur pour les acheteurs potentiels. Le prix de transaction moyen d’un véhicule neuf a atteint 47 104 dollars (40 372 euros) en décembre 2025, soit une légère hausse par rapport à l’année précédente. Cette augmentation des prix a écarté du marché de nombreux acheteurs sensibles au prix.
Véhicules électriques
Le segment des véhicules électriques a connu de fortes turbulences en 2025. La suppression des crédits d’impôt fédéraux et l’adoption de réglementations moins strictes en matière d’économie de carburant et d’émissions ont freiné l’intérêt des consommateurs et incité certains constructeurs automobiles à revoir leurs plans de production de véhicules électriques. En conséquence, les véhicules électriques devraient représenter une part plus faible des ventes au détail qu’en 2024.
Plusieurs grands constructeurs automobiles ont ajusté leurs stratégies en réponse à cette dynamique du marché. General Motors a encouru des frais importants liés à la modification de son calendrier de production de véhicules électriques, tandis que Ford a annulé des modèles de camions et de fourgonnettes électriques prévus, ce qui a entraîné des pertes financières substantielles.
Perspectives mitigées
À l’horizon 2026, les analystes offrent des perspectives mitigées pour le marché de l’automobile. Certains prédisent une baisse des ventes en raison du ralentissement de la croissance économique et de la réduction des incitations pour les véhicules électriques. D’autres anticipent des ventes stables ou en légère baisse, car les coûts liés aux tarifs douaniers ont un impact sur les consommateurs et l’incertitude économique persiste. Toutefois, des facteurs tels que la baisse des taux d’intérêt et l’arrivée à maturité des contrats de location pourraient contribuer à une performance plus stable et plus robuste au fil de l’année.
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