Principaux renseignements
- L’UE prévoit d’introduire des exigences « Made in Europe » pour les marchés publics de technologies vertes.
- Cette initiative vise à renforcer l’industrie des technologies vertes de l’UE et à réduire la dépendance vis-à-vis des importations chinoises.
- Des règles d’approvisionnement plus strictes imposeront à terme que l’ensemble des systèmes de batteries, y compris leurs composants essentiels, soient fabriqués en Europe.
Confrontée à une concurrence intense de la part de la Chine et aux coûts énergétiques croissants, l’Union européenne prend des mesures pour renforcer son industrie des technologies vertes. Un projet de proposition de la Commission européenne présente des plans visant à introduire des exigences « Made in Europe » pour les marchés publics de technologies vertes clés telles que les batteries, les panneaux solaires, les éoliennes et les véhicules électriques.
L’objectif est de renforcer la base industrielle de l’UE et de réduire la dépendance vis-à-vis des importations chinoises. La proposition souligne que la transition vers une économie verte doit être une opportunité de croissance industrielle plutôt que de conduire à la désindustrialisation.
Exigences plus strictes
Selon ce projet, les systèmes de batteries achetés dans le cadre de marchés publics devraient dans un premier temps être assemblés au sein de l’UE, certains composants provenant de l’Union. Ces exigences deviendraient plus strictes au fil du temps, imposant que l’ensemble du système de batterie et ses composants essentiels soient fabriqués en Europe.
La proposition vise également à limiter les investissements directs étrangers dans les secteurs stratégiques, à moins qu’ils ne remplissent certaines conditions concernant l’utilisation de composants fabriqués en Europe et de main-d’œuvre européenne. Cette mesure vise à limiter la domination de la Chine dans la fabrication de technologies vertes.
Préoccupations des États membres
Si la France soutient fermement les mesures en faveur de l’achat local, d’autres États membres, comme la Suède et la République tchèque, expriment leurs inquiétudes quant à une éventuelle augmentation des prix et à une baisse de la compétitivité. La proposition fera l’objet de négociations entre les gouvernements de l’UE et le Parlement européen. (uv)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!

