Union européenne élabore un plan pour réduire sa dépendance à Chine en matière de matières premières essentielles 


Principaux renseignements

  • L’Union européenne met en œuvre une nouvelle stratégie visant à réduire sa dépendance vis-à-vis de la Chine pour les matières premières essentielles.
  • L’Allemagne dirigera les efforts d’approvisionnement, tandis que la France et l’Italie contribueront au financement et au stockage.
  • La constitution de réserves stratégiques de matières essentielles est cruciale pour atténuer l’impact des contrôles à l’exportation chinois sur l’économie européenne.

Afin de réduire sa dépendance vis-à-vis de la Chine pour les matières premières essentielles, l’Union européenne élabore une nouvelle stratégie prévoyant une répartition claire des tâches entre les États membres. L’Allemagne dirigera les efforts en se chargeant de l’approvisionnement en matériaux essentiels. La France se concentrera sur le financement de ces achats, tandis que l’Italie sera responsable du stockage des ressources acquises.

Ce plan vise à remédier à la vulnérabilité de l’UE résultant de la domination de la Chine dans la production de métaux et de minéraux industriels essentiels.

Contrôles à l’exportation chinois

La nécessité de cette initiative découle des récents contrôles à l’exportation chinois qui ont perturbé les chaînes d’approvisionnement mondiales dans des secteurs clés. Ces restrictions s’appliquent à 34 matières premières essentielles, dont 17 sont considérées comme stratégiquement vitales pour des industries telles que les énergies renouvelables, les technologies numériques, la défense, l’aérospatiale et la fabrication.

La constitution de réserves stratégiques est considérée comme un outil essentiel pour atténuer l’impact de ces contrôles à l’exportation chinois sur l’économie européenne. La diversification des chaînes d’approvisionnement et le développement des capacités de raffinage sont des solutions à long terme, mais elles nécessitent beaucoup de temps et d’investissements.

Progrès lents

Alors que l’UE s’est engagée à accélérer les partenariats avec des pays tels que l’Australie, le Canada, le Chili, le Kazakhstan, l’Ouzbékistan et l’Ukraine, les initiés expriment leur frustration face à la lenteur des progrès. Malgré de nombreuses réunions et discussions, les actions concrètes restent limitées.

L’Italie confirme la poursuite des discussions techniques avec la Commission et d’autres États membres, en particulier l’Allemagne et la France, réitérant son engagement à collaborer pour garantir l’approvisionnement en matières premières. (uv)

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