Une étude scientifique des traumatismes crâniens dans Asterix

“Le but de la présente étude est d’analyser l’épidémiologie et les facteurs de risque spécifiques des traumatismes crâniens dans les bandes dessinées d’Asterix. » C’est ainsi que débute une étude scientifique qui s’est attachée à analyser les différents cas de traumatismes crâniens tout au long des 34 albums d’Asterix, avec toute la rigueur scientifique qu’il se doit : « les données cliniques ont été corrélées avec l’information concernant le mécanisme du traumatisme, le milieu socio-culturel des victimes et de leurs agresseurs, et les circonstances des traumatismes, pour identifier des facteurs de risques spécifiques. »

« L’analyse a relevé 704 cas de traumatismes crâniens, et pour la plupart des cas, les victimes étaient des hommes adultes. Dans 98,8% des cas, le traumatisme survenait à la suite d’une agression. Plus de 50% des traumatismes étaient graves, avec comme symptômes différents signes neurologiques et des signes de fractures du crâne ont été identifiés. Bien que la moitié des victimes aient subi de graves pertes de conscience initiales, aucun cas de décès ou de déficit neurologique permanent n’ont été relevés. Le plus large groupe de personnages victimes de blessures crâniennes étaient des Romains (63,9%), et les Gaulois ont causé 90% des traumatismes crâniens. 70,5% des victimes portaient un casque qui a été perdu dans la majorité des cas (87,7%). Dans 83% des cas, les traumatismes crâniens ont été infligés sous l’emprise d’un agent dopant appelé « potion magique ».

CONCLUSIONS : « Bien que plus de la moitié des patients ont connu une sévère perte de conscience après le traumatisme crânien, aucun déficit permanent n’a pu être trouvé. La nationalité romaine, la parésie de l’hypoglosse (déficit moteur de l’un des muscles de la langue, ndlr), la perte du casque et l’ingestion de la potion magique étaient corrélés de façon importante avec la perte de conscience initiale. »

(Image Flickr / ‘goldenslumbus‘)

 

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