Principaux renseignements
- Une majorité de PME sont prêtes à respecter l’échéance du plan de formation obligatoire.
- Les employeurs reconnaissent que les jeunes travailleurs sont plus réceptifs aux possibilités de formation, mais ils ont du mal à concevoir des programmes attrayants pour les travailleurs plus âgés.
- La plupart des PME sont administrativement prêtes à respecter l’échéance et un tiers des travailleurs belges pensent que leurs employeurs investissent dans leur formation et leur développement.
Une récente enquête menée par SD Worx en mars 2025 a révélé qu’une majorité de petites et moyennes entreprises (PME) comptant jusqu’à 250 employés sont prêtes à respecter la date limite du 31 mars pour le plan de formation obligatoire. L’enquête, qui a porté sur 661 employeurs de PME, a montré que seuls 7 pour cent d’entre eux n’établissaient pas de plan de formation malgré l’obligation légale.
Les PME reconnaissent que les jeunes travailleurs sont généralement plus réceptifs aux possibilités de formation. Toutefois, le défi consiste à concevoir des programmes de formation continue attrayants pour attirer les travailleurs plus âgés (plus de 50 ans) qui possèdent une grande expérience.
Obligations de l’employeur et perceptions des employés
D’après l’enquête menée auprès des travailleurs belges, un sur trois constate une augmentation des investissements de son employeur dans la formation et le développement personnel. Il est à noter qu’environ dix pour cent des personnes interrogées n’éprouvent aucun intérêt pour des opportunités de formation supplémentaires. Ces résultats offrent des perspectives intéressantes sur la manière dont les travailleurs perçoivent leur croissance personnelle et leur développement professionnel.
Les employeurs des petites et moyennes entreprises (PME) comptant au moins 20 salariés doivent, chaque année avant le 31 mars, établir un plan de formation annuel ou pluriannuel. Ce document reflète l’engagement de l’organisation envers l’apprentissage tout au long de la vie et comprend une liste concrète de programmes de formation. Il est essentiel de répondre aux besoins spécifiques de certains groupes, tels que les travailleurs seniors, les personnes en situation de handicap et les professionnels exerçant dans des secteurs en pénurie.
La préparation administrative et l’attraction des travailleurs âgés
Les données indiquent que la plupart des PME sont sur la bonne voie sur le plan administratif. À la mi-mars, 33 pour cent d’entre elles ont déclaré être prêtes, tandis que 36 pour cent prévoyaient d’achever leur projet avant la date limite. Environ 24 pour cent travaillaient activement au respect de la date limite, mais n’avaient pas encore terminé. Une petite minorité (7 pour cent) n’était pas prête malgré l’obligation légale.
Georges Verleyen, directeur des PME en Wallonie pour SD Worx, souligne l’importance de créer des programmes de formation attrayants qui s’adressent aux travailleurs de tous âges et de tous niveaux d’expérience. Certains employeurs proposent des options limitées, tandis que d’autres offrent un large éventail de possibilités de formation.
Confiance des travailleurs et méthodes de formation
L’enquête a également révélé qu’un tiers des travailleurs belges pensent que leurs employeurs investissent davantage dans leur formation et leur développement, un sentiment similaire étant observé chez les employés des PME (33 pour cent). C’est dans la tranche d’âge des 25-35 ans que cette perception est la plus forte, près de la moitié d’entre eux exprimant leur confiance dans l’engagement de leur employeur. Parmi les plus de 50 ans, environ un quart partage cette conviction.
Dans les PME, 9 pour cent des travailleurs en moyenne estiment qu’ils n’ont pas besoin de formation supplémentaire, un chiffre légèrement plus élevé chez les moins de 25 ans et les plus de 50 ans.
Méthodes d’apprentissage les plus répandues
Il est important de noter que la plupart des répondants (sur les 1 000 travailleurs belges interrogés) ont reconnu que l’apprentissage sur le lieu de travail était la forme d’apprentissage la plus répandue, suivie par les cours traditionnels, l’apprentissage en ligne et les webinaires. Le pourcentage est en moyenne de 7 pour cent, 13 pour cent des travailleurs de moins de 25 ans exprimant un manque d’intérêt pour la formation continue, contre 11 pour cent chez les plus de 50 ans.
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