Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’OTAN, a indiqué qu’il souhaitait revenir à la table des négociations avec la Russie. La situation entre les deux blocs de pouvoir est extrêmement tendue, maintenant qu’une invasion de l’Ukraine par la Russie semble imminente. La Russie est prête à négocier, mais exige des garanties quant à sa sécurité.
La principale garantie que la Russie exige est que l’OTAN ne s’étende pas vers l’est (vers la Russie). C’est tout l’enjeu de ce conflit ukrainien : si l’Ukraine devenait membre de l’OTAN, l’organisation occidentale pourrait utiliser des bases militaires à quelques kilomètres de la frontière avec la Russie.
Un réel danger de nouveaux conflits
Dans une interview accordée à certains médias allemands, après sa rencontre avec le chancelier allemand Olaf Scholz, M. Stoltenberg a déclaré qu’il avait proposé des réunions à la Russie. Il y indique également à quel point la situation est précaire : « Il existe un réel danger de nouveaux conflits militaires en Europe. Nous parlons des mouvements de troupes russes en Ukraine et vers l’Ukraine. Plusieurs alliés de l’OTAN ont déjà pris des mesures et apportent leur soutien sous la forme de missiles antichars », a déclaré M. Stoltenberg au journaliste de Bild Julian Röpcke.

